Les localités rurales, beaucoup coupées du reste du monde par le manque de moyen de communication, sont toujours rattachées à la culture, aux us et coutumes et aux traditions dont certaines des pratiques du contenu doivent traverser les frontières pour être connues des autres.

Aujourd’hui, villageinfos sur Mondoblog nous amène sur une de ces scènes à Saye dans le cercle de Massina à 300 et quelques kilomètres de Bamako, dans la Région de Ségou. Un festival se tient annuellement dans le cadre de la perpétuation des us et coutumes dans les localités de l’inter-fleuve, c »est-à-dire dans les six communes du Mali situées entre le fleuve Bani et le fleuve Niger, dans le cercle de Macina.

Les festivités de cette année se sont tenues du jeudi 24 au Samedi 26 mars 2011 et ont fait découvrir beaucoup de pratiques rituelles par les invités à savoir, l’épreuve du fouet.

L’épreuve du fouet consiste, lors des danses rituelles à Saye, par des personnes volontaires, à best online casino faire don de son corps en guise de sacrifice sous les coups  du fouet qui déchirent le corps et font couler le sang. C’est nécessaire de dire que c’est totalement volontaire, personne n’y est obligée, personne n’est tirée par la main, tous ceux qui participent, le font volontairement et sont sérieusement battus sur le dos ou sur la poitrine par d’autres personnes avec de grands fouets. A la fin, tout le corps est tracé et le sang coule de partout. C’est une sorte de prière dont le but est d’atteindre les objectifs d’une bonne et heureuse année et du succès dans toutes les activités du village. Les images en disent plus.

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Boukary Konaté
Je suis Boukary Konaté de Bamako au Mali.

2 thoughts on “Don du corps pour le bonheur du village

  1. Félicitations pour la nomination à The BOB’s. L’année dernière, notre blog a été décerné le prix du Meilleur Blog en Espagnol, et la vérité, la cérémonie de remise est un événement qui restera toujours un souvenir heureux dans notre vie.
    Félicitations pour votre bon travail et bonne chance!
    Salutations.

  2. Loin d’encourager cette étrange pratique qui frise la barbarie qu’est ce spectacle de verser le sang ou l’envie d’en voir couler, du moins selon mon point de vue dont personne n’est obligé de partager, j’invite mes frères et soeurs africains en général, ceux et celles habitant le monde rural en particulier, de réinventer leur mode de vie.Etant moi-même d’extraction paysanne bien et devenu citadin malgré moi, je lance ce vibrant appel car il ne serait point exagéré de dire que nous les Africains de tous bords avons perdu nos repères. C’est pourquoi il est plus qu’urgent de renouer avec nous-mêmes, avec nos cultures et nos traditions ou au besoin en créer de nouvelles pour combler ce vide spirituel qui pour notre grand malheur nous conduit inexorablement vers le néant. Contrairement aux autres peuples de la terre qui fondent leur développement sur leurs acquis culturels, chez nous on se contente de nier sa propre identité ou du moins ce qui en reste! Regardez – moi les Chinois qui ont réussi on n’en peut plus leur grand bon en avant au point de faire trembler le monde par leur boom économique et technologique sans ôter d’un iota de leur culture plusieurs fois millénaire. Rien qu’à ne considérer leur Médecine traditionnelle dont tout le monde aujourd’hui ne jure que par cet antique art de se soigner , y compris en Occident longtemps connu pour son caractère méfiant et même icônoclaste à l’ndroit de tout ce qui n’est pas dans l’odeur de sainteté du raisonnement cartésien.
    Nous avons été emporté par le courant d’un mimétisme aveugle et entraîné dans une danse dont nous ne maîtrisons point le rythme et encore moins en comprendre les paroles de la musique.
    S’il nous plaît, revenons à nous – mêmes et redevenons nous – mêmes, le retour à l’authenticité quoi! Ce n’était pas mal en soi.
    Un tout petit exemple, ressuscitons l »esprit d’entr’aide qui animait naguère la vie au village pour venir à bout la crise économique aggravée par la signée de nos campagnes par l’exode vers les villes de ses jeunes. Je citerai ici cette boutade que je tiens du célèbre Général de Gaulle répondant à un journaliste qui lui avait posé une question au sujet de l’indépendance qu’il allait bientôt accorder à ses colonies d’Afrique. A un moment de l’intervieuw le général a évoqué le sort des campagnes africaines sur lesquelles la nature finira par être rétablie dans ses droits en ce sens que les jeunes allaient quitter leurs villages attirés par les lumières de la ville à l’instar des insectes qui sont attirés par la lumière d’une ampoule électrique au risque de s’y faire brûler. Qui dit mieux?
    Pour terminer mon propos, je vous dirais que la récréation est pour le moment terminée et qu’une nouvelle leçon a déjà commencé.

    A BON ENTENDEUR SALUT!

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