La mise en place des activités économiques stables dans les localités rurales serait mieux

Il n’est pas rare de voir pendant les jours des marchés hebdomadaires dans le milieu rural, des charrettes, des motos et des vélos chargés de céréales se diriger vers les marchés. Cela montre qu’en plus du commerce de bétail qui est une activité économique du milieu, la plus grande activité économique dans les localités rurales est également basée sur le commerce de céréales. Le grand grenier familial est effectivement là pour assurer l’alimentation, les dépenses familiales comme les frais de condiment, les frais de soin, et tous les petits besoins de la famille.

Cela ne date pas d’aujourd’hui. Il existe depuis fort longtemps. Mais, le constat prouve également que la pluviométrie annuelle dans le passé n’est pas la même aujourd’hui, les terre cultivables s’appauvrissent d’année en année et les efforts fournis par les jeunes dans le domaine de l’agriculture ne sont pas les mêmes aujourd’hui, bien que je n’ai pas de compétence scientifique pour expliquer ce phénomène de pluviométrie et d’appauvrissement de la terre.

Malgré ces changements constatés ça et là qui pourraient diminuer l’avoir de beaucoup de paysans pendant la récolte, cette pratique de vente hebdomadaire du contenu du grenier  se pratique continuellement. D’une part, c’est une obligation pour le paysan pour pouvoir assurer la dépense familiale, mais d’autre part, elle peut dépendre du fait de n’avoir jamais mesuré ses conséquences alimentaires et de prendre des initiatives qui puissent la remplacer.  Généralement, la seule pratique utilisée pour venir en aide au grenier commun pour assurer les dotes, les impôts, les mariages, les frais de condiment et l’achat des engrais pour les champs, c’est la pratique de l’exode rurale qui, aujourd’hui également, n’est pas comme avant. De nos jours, trop de monde en ville, moins de travail, condition d’hébergement et d’alimentation très difficile à assurer sans tenir compte de ses conséquences néfastes sur les villages, ce déplacement massif des jeunes ruraux vers les villes ne répond plus à ses objectifs.

Il faut maintenant penser à la création d’activités économiques sérieuses dans les localités rurales pour ralentir cette pratique de vente de céréales qui est une des grandes causes de la famine dans les villages chaque année. Le fait que le paysan qui est le producteur d’aliments,  crie de faim, mais ceux qui ont de l’argent arrivent à acheter et à manger à leur faim, cela s’explique par le fait que toutes les dépenses du paysan sont liées à sa récolte.

La création d’usines de fabrique de matériels agricoles, de transformation de fruits et de céréales et la mise en place de beaucoup d’autres activités pourraient maintenir les jeunes au village pour se donner et donner au village et à la communauté, une meilleure condition de vie.

The following two tabs change content below.
Boukary Konaté
Je suis Boukary Konaté de Bamako au Mali.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.