Google, une bibliothèque temporaire dans les écoles villageoises

Boukary expliquant Google aux élèves.

L’internet devient de plus en plus incontournable dans tous les domaines de la vie. Aujourd’hui, beaucoup d’élèves et d’étudiants en ville l’utilisent pour renforcer leur apprentissage par des sites d’apprentissage numérique et par des recherches sur Google. Les localités rurales sont presque totalement mises en marge de cette révolution technologique à cause du manque d’électricité.

Internet projeté sur le mur dans la classe.

L’internet mobile, un équipement informatique relié une source d’électricité solaire reliée à une connexion mobile, est une solution pour prendre en compte, ces populations locales qui en ont tant besoin.

Les femmes de Macina en cours de pirogue.
un élève apprenant à taper dans Google, ses recherches.

Cet équipement Internet mobile a fait ses preuves en permettant aux élèves ruraux d’avoir accès aux connaissances sur Google comme dans une bibliothèque dans les communes rurales de Sékoro, Ségou, Markala, Kokribozo, Macina, Diafarabé, Ouro-Modi et Mopti.  Dans ces localités, des centaines d’élèves du niveau fondamental et online casino professionnel ont pris part à cette initiation à Internet et ont eu l’occasion de découvrir beaucoup de choses dont ils avaient la curiosité.

Google à satisfait à toutes les sollicitations dans la classe.

 

Après une explication détaillée sur Internet dans le domaine de l’information, de la communication, et d’éducation, les élèves et les enseignants ont vu apparaitre ce moteur, Google, dont la barra de recherche n’a pas du tout affiché qu’il n’y a pas de résultat pour cette recherche.

Je me souviens toujours de cette joie, cette joie qui se lisait sur le visage de tous les élèves, à chaque fois que Google répondait positivement à la sollicitation.

Suite à la réussite de cette expérience de l’Internet dans les écoles rurales, mon souhait c’est que ces élèves voient un jour, leurs écoles dotées d’équipement Internet mobile.

 

La météo ancestrale au village

Les jeunes garçons autour du feu au village avant de commencer le travail le matin

Nos aïeux n’avaient toute ces machines à leur disposition, mais ils seraient arrivés quelques fois à ce situé par rapport au temps soit par direction du vent, soit par les étoiles ou la fraicheur.

Une vieille personne au village, vient ce soir de me dire ceci au téléphone :

“Il fait très  froid chez nous aussi. Bien couverts, nous sommes tous au fond de nos maisons autour des fourneaux remplis de brins de feu. Mais nous sommes contents parce que cette grande fraicheur annonce une très bonne pluviométrie l’hivernage prochain, ça signifie qu’on beaucoup récolter”

Quand nous étions petits,  Nous l’avons tous appris au village que quand il fait beaucoup frais, çà signifie qu’il va beaucoup pleuvoir la saison des pluies à venir. Ce n’est peut-être pas scientifiquement vérifié, mais les constats l’ont prouvé chez les paysans.

Je souhaite que ça soit le cas l’an prochain parce que cette année, il fait beaucoup froid au Mali surtout aujourd’hui où il a pluviné sur Bamako. Depuis hier soir jusqu’à l’heure où nous sommes, le vent frais accompagné de brouillard a diminué la visibilité sur Bamako et beaucoup de localités maliennes aujourd’hui. Cette nuit, les carrés de Bamako ne sont pas beaucoup fréquentés à cause du froid. Les quelques uns qu’on voir à pied ou en moto sont  bien protégés contre le froid. Prenons soin de nous, protégeons nous pour éviter des maladies que ça peut engendrer, protégeons bien les enfants, roulons doucement en moto ou en voiture.

Que tout se passe.

Bamako manifeste la qualification malienne à la demi-finale

Les maliens manifestent la qalification des aigles à la demi-finale

De plus en plus, les aigles du Mali donnent de l’espoir aux supporters et à la nation Malienne. Les rues de Bamako sont bondées des populations bamakoises pour manifester leur joie face au grand travail que les aigles viennent de faire pour les couleurs du drapeau de leur grande nation.

Bi oooooooooooooooooooooh bi!

Des groupes de jeunes, filles et garçons par ci par là, munis de bidons qu’ils tapent en chantant en chœur : bi hooooooooo bi ! Bi hooooo bi. Ce chant en chœur muni du son des bidons et des tasses qu’ils fait de la très bonne musique qui fait sortir les vieilles personnes dans les carrés pour regarder les jeunes manifester leur joie !

Au même moment, certains, en moto, en voiture et même en gros camions participent à la joie.

Cela est de coutume à Bamako sinon partout au Mali de bien supporter et manifester leur joie face aux victoires des aigles sur tous les champs de bataille. Ici, une vidéos de manifestation.

Le témoignage d’un internaute malien sur la manifestation dans son quartier :

Seydou Peulh Original Bah :

« je suis au bord du goudron de razel c’est la joie »

Je suis également content de recevoir des félicitations pour le Mali.

Pape Malick Séne

« Félicitation pour le mali!! »

Nous avons gagné, mais pas faciliement. Ce qui fait qu’il y avait quelques fois des tweets de désespoir mais aussi d’encouragement :

@Yetaka86

« Ehhhh Diabaté!!! Toi aussi!!! Faut pas qu’on aille à une seance de tirs au but! #can2012 #afcon2012 »

Je suis content aussi que mon appel fut entendu pour marquer le premier but malien.

@fasoka

” Aigles, envolez-vous avec le ballon dans le goal gabonais. #can2012

@Fasokan

« Aucun petit trou ne se montre à mes braves joueurs maliens? #can2012 »

 

@babtwittter

@Fasokan mali puissanci a magni dè”

 

@fasokan

“Attendons demain a fait ɲue la grenouille n’a pas eu de queue” Alors, les aigles, marquez tout de suite. #can2012

« Aigles, on attrape un criquet quand il a froid. C’est alors le bon moment de marquer. #can2012 »

@fasokan

« Aigles, on achète l’enfant d’une folle au moment où elle est prête à le vendre. C’est le bon moment de marquer. #can2012 »

@JeanAbbiateci

« A fond derrière le Mali de @fasokan #can2012 ! Vive les Aigles ! »

@Yetaka86

« MAAAAAAALLLLLIIII!!! PROUD TO BE MALIAN!!!!!!!!! #afcon2012 #can2012 merciiii les aigles!!!!!!!!!! »

@fasokan :

“si le feu de brousse ne prend pas fin, un criquet présentera ses condoléances à un autre” #can2012” LOL! Faut arreter! Ahahaha »

@SoloNiare

« #Mali : Keita, en bon capitaine, ne tremble pas et réussi son tir qui envoie le Mali en demi-finale de la #CAN2012 @Fasokan »

@fasokan

“On ne frappe le fils du chef du village et s’assoire tranɲuillement dans le même village” #can2012

Les Bambaraphones pourront également avoir leur part de souvenir dans les tweets de ce match :

@fasokan

Aw ni wula ka bɔ Bamakɔ. Mali ni Gabɔn bɛna ɲɔgɔn sɔrɔ waraba wolo kan. #can2012

« A ciraaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa, a bɔraaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa #can2012

« Samata sɛgɛw, aw ni baara. An ka taa a fɛ. #Mali. #aigles. #can2012 »

#Mali samatasɛgɛw ye dɔ kɛ bi. An b’u kɔ alisa. #can2012

Ntola bɛna kɛ cibabaw ye #Mali ni #Gabɔn cɛ. #can2012

Bonne chance pour le reste!

 

Quelques jours de cours Internet dans les écoles rurales

Expliquant l'Internet aux élèves des localités rurales

Du 15 au 31 janvier 2012, a eu lieu dans les écoles rurales au Mali, des séances d’expérimentation de l’Internet mobile. Le programme s’inscrivait dans le cadre d’une caravane d’exposition de photos itinérante du projet Niger-Loire de L’UNESCO pour la préservation et la sauvegarde du fleuve Niger. Les activités se sont déroulée dans huit localités des Régions de Ségou et Mopti notamment : Sékoro, un village historique malienne, Ségou ville, Markala, Kokribozo, Macina, Diafarabé, Ouro-Modi et la ville de Mopti.

Dans une école de chacune de ces localités, Internet a fait ses preuves en matière d’accès à l’information, d’éducation et de recherche des sujets pertinents par les enseignants et les élèves. A lire ici un premier article sur le voyage sur  Global Voices. Des images sont également accessibles ici.

Une petite écolière contente d'avoir les résultats de sa recherche

A l’Ecole Fondamentale de Sékoro où l’Internet n’était pas connu, les élèves ont pu satisfaire leurs curiosités avec des recherches comme l”image du palais de Koulouba.  Cette fille est également contente de voir apparaitre sur l’écran, les résultats de sa recherche au sujet de la CAN2012 qu’elle a elle-même tapée  sur Google.

 

Cet écolier de Ségou tape ses recherches sur Google

De même, Internet a permis aux élèves de l’école Bandjougou Bouaré de la ville de Ségou de se sentir comme dans une bibliothèque. Leurs propres recherches sur Google ont porté sur : “Comment trouver la racine carrée des nombres premiers”, “Vie et faits de Soundjata Keita, roi de l”empire du Mali“, “Livres écrits par l”écrivain malien Issa Baba Traoré” ; “Biographie de Chaka Zulu, le guerrier le plus brave d”Afrique du Sud.” “(La pop star) Rihanna“. Pour être sur qu’Internet prend en compte tous les domaines, l”un des professeurs a recherché la série télé “Prison Break“.

Une classe de Markala en ligne

Ce fut également l’occasion pour les élèves d’une classe de 9ème année de Markala de toucher pour la première fois, le clavier et de faire des recherches sur des sujets comme «qui a crée l’office du Niger ? », « la définition de l’impérialisme ? », une leçon de du programme éducatif malien, et d’autres recherches comme la vie de Biyoncé et autres recherches.

Les élèves de 4ème et 5ème année de l'école de Kokribozo réunis autour de l'Internet dans une salle

La caravane d’exposition et d’Internet mobile a également permis aux élèves des 4èmes et 5èmes années de l’Ecole Fondamentale de Kokribozo de mieux s’informer la situation géographique de la Lybie, en présence des enseignants et de la Directrice de l’école.

Image de recherche sur le volcan

Plus nous continuions sur d’autres villages, plus les choses devenaient intéressantes dans des écoles où l’Internet fait son entrée dans une classe pour la première fois.

Le professeur donne plus de détails suite à une recherche sur Internet

Ce fut le cas à l’I.F.P de Macina, une zone rizière où l’occasion a permis aux étudiants de la Série agriculture et élevage de fouiller les informations sur leur localité, de regarder des images de Macina en ligne, la culture du riz, et des leçons comme nbso online casino reviews &source=web&cd=1&ved=0CB8QFjAA&url=http://fr.wikipedia.org/wiki/Profil_de_sol&ei=byctT6TuEcTIhAeqk8z0Cg&usg=AFQjCNGduZxR4pBAQJplHOy7zobinap1UA&cad=rja”>le profil du sol, le volcan et autres.

Les informations données par Google sur Macina ont été enrichissante. Nous avons en premier lieu mis le terme et cela nous a fait découvrir  qu”il y a aussi Mačina en Serbie, quelque chose qu”on ignorait presque tous!

l'accueil à la mairie de Diafarabé par les autorités locales

Bien informées sur le programme, les autorités locales de Diafarabé, un village de peuls et bozos, attendaient ces journées d’initiation à Internet dans leur village à pieds fermes. Après l’accueil, la première doléance du maire et du chef de village a porté sur une possibilité d’installation d’équipement Internet dans leur village. Selon eux, l’Internet serait un moyen de désenclavement de leurs localités en matière d’information. Le maire, le chef de village, le Directeur de l’école de Diafarabé, des enseignants et les élèves de la classe de 9ème année ont pu voyager sur place grâce Internet de voir les images de la maison blanche, …

Cours d'Internet en Français, Bambara et Peul à Ouro-Modi

A Ouro-Mody, un village peuls et de Bozos, il y a eu encore du sel à la sauce. Les apprenants étaient composés d’enfants qui parlent bien français, d’autres peuls et d’autres Bambara. Il fallait alors expliquer la leçon dans ces trois langues car chacun était intéressé. Je me suis chargé de donner le cours en Français et bambara et c’était autour de cet enseignant de la localité de le traduire en peul. Le maire, le Directeur de l’école et tous les enfants ont été content de voir qu’ils peuvent avoir des informations sur leur village sur Internet.

Un élève de Mopti content de toucher au clavier

Ce fut une grande découverte pour les enseignants et les élèves d’une école fondamentale de Mopti et a encourager le Directeur de l’école de chercher à connecter la salle informatique de l’école pour les enseignants et les élèves. Comme c’était l’heure de la Géographie, le maître d’histoire-géographie a tiré beaucoup de profits au cours et y a beaucoup contribué également.

Ce fut une surprise pour les élèves de toutes ces localités de savoir qu’au-delà de la classe et d’une bibliothèque, ils peuvent avoir accès au savoir via Internet qu’ils souhaitent avoir un jour à leurs écoles.

 

Découverte de Ségou à Mopti à suivre en ligne


A l’occasion d’une exposition de photos par le Projet Niger-Loire de l’UNESCO, financé par l’Union Européenne, je fais découvrir Internet mobile aux villageois, aux enseignants et aux élèves. Durant quinze jours de tournée de Ségou à Mopti dans une pinasse avec des écales d’exposition dans des villages, vous pouvez suivre quelques mises en ligne à ce sujet. Trouvez les images en cliquant sur les liens ou en suivant les comptes facebook et @ fasokan.

Vous les trouverez après, en billtes de blogs à la fin de la tournée.

 

Ne rejetons pas les objets réparables

Quelques fois, nous voyons les objets réparables rejetés par ci par là. Réparer un objet, surtout public, c’est contribuer au développement économique de la nation car L’argent solliciter pour de nouveaux objets, pourrait être utilisé pour d’autres besoins.

Nous voyons dans cette image, les table-bancs rejetés dont probablement, les parties bois vont finir leur vie sous les marmites alors qu’ils peuvent être réparés. Un table-banc, dont la partie bois ou la partie fer n’est pas totalement cassé, ne doit pas atteindre cet online casino état de dépravation parce qu’il peut toujours être réparé. Un table-banc est composé de fer et de bois serrés avec des vices. Plus on les utilise en classe, petit à petit, les vices se desserrent. Si on ne les resserre pas, le table-banc se démonte pièce par pièces et on les voit finalement mis de côté comme ceux-ci.

La solution, c’est soit de resserrer les vices au fur et à mesure qu’ils se desserrent ou de totalement réparer les table-bancs desserrés quand ils arrivent à cet état. Cela vaut mieux que de rejeter les objets réparables espérant sur des nouveaux à tout moment.

Apprendre les langues africaines en ligne

L’apprentissage des langues africaines ne doivent pas se militer seulement aujoud”hui dans les salles de classes, dans les centres d’alphabétisation et sous les hangars. Elles doivent percer les murs, franchir les frontières pour se rendre accessibles à tous et partout à travers le monde. C’est dans ce sens que le projet africantongues donne l’opportunité et la chance à tout le monde d’apprendre ces langues par écrit et par audio sans que l’absence physique du professeur ne soit une entrave pour la maîtrise l’écriture et la lecture de ces langues qui peuvent également jouer leurs rôles dans le multilinguisme, le partage d”expérience et  la mondialisation.

Il suffit de savoir parler Anglais et/ou Français pour apprendre en ligne, par écrit et par audio, des langues africaines sur la plateforme d’africantongues.

Vous pouvez lire des mots, des expressions et des phrases aux langues africaines qui sont également  traduits en bas, en  Anglais et/ou en Français. Pour écouter la prononciation de ces mots, ces expressions et ces phrases, cliquez seulement sur play. Ainsi, non seulement vous saurez comme les écrire, mais également comment les prononcer.

Si vous être intéressez d’apprendre des best online casino langues africaines, rendez-vous sur ce lien ou suivez @fasokan pour apprendre la langue bambara, la langue majoritairement parlée au Mali, Josephine Lukom pour la langue Luganda et @kafic pour la langue Twi, une langue ghanéenne. Le projet en toujours en construction pour donner une meilleure satisfaction à tous ceux qui seront intéressés d’apprendre une de nos langues.

La plateforme concerne également tous ceux qui savent lire et écrire leurs langues maternelles et/ou d’autres langues africaines et qui veulent les promouvoir et les développer en linge. Si vous être dans ce lot, veuillez nous rejoindre sur africantongues pour permettre à vos langues d’être apprises au-delà des frontières.

Pour cela, suivez @africantongues, @socialistr @kofic, @fasokan, pour avoir plus de détails.

 

Les valeurs sociétales de la cola au Mali

La cola, fruit importé au Mali, est très précieuse dans notre société. Elle est beaucoup considérée dans les évènement socioculturels de notre société.

Au village, après avoir donné à manger et à boire à un étranger ou une étrangère, la cola lui est directement tendue pour bien accueillir qu’il soit en séjour ou de passage. Ainsi, la cola est le premier cadeau attribué à un étranger qui arrive. C’est pour cela d’ailleurs qu’à tout moment, on retrouve une provision en noix de cola, dans le sable mouillé, sous le canari des vieilles femmes au village. C’est pour elles-mêmes et leurs maris et les étrangers en séjour ou de passage.

Le premier cadeau apprécié à sa juste valeur qu’un étranger puisse attribuer à un vieux, à une vielle, à un chef de famille ou au chef de village, ce sont les noix de cola. On peut bien sûr faire d’autres cadeaux, n’importe lequel que tu veux, mais, associer ces cadeaux à quelques dix noix de best online casino cola est encore plus significative chez dans notre société.

La cola met également fin aux conflits entre deux personnes, deux communautés. La coexistence est quelques fois couronnée de disputes, de mal compréhensions et de conflits. Pour baisser la tension ou d’ailleurs mettre
fin à certains problèmes sociaux chez nous, il suffit qu’une partie se présente avec de la cola à son adversaire pour reconnaitre son tort et demander pardon, que la tension baisse ou que le conflit prenne fin.

Pour qu’un jeune, en cas d’erreur ou de faute grave, se fasse excuser auprès d’une personne d’âge supérieur, il se présent avec quelques noix de cola et reconnait sa faute et il est facilement pardonné.
Ce ne sont point des valeurs sociétales anciennes, elles existent à présent surtout dans les communautés rurales.

Les dix noix de cola plus un coq pouvait rendre propriétaire de terre habitable ou cultivable au village. Quand on avait besoin d’un terrain au village pour habiter ou cultiver, il suffisait de se présenter au chef de village et de ses conseiller pour être satisfait. (l’argent, la clé de toute les affaires est venue barrer la route à cela, même si elle se pratique à présent dans certaines localités entre les habitants du même village.)

Les dix noix de cola font réunir les sages du village pour livrer la main d’une fille en mariage. Quand on veut demander une fille en mariage, on envoie auprès des parents de la fille, un griot démarcheur avec dix noix de cola. Et, de ce jour jusqu’au jour du mariage de cette fille, quand les sages du village doivent se réunir ce sujet, le griot démarcheur se présent avec des noix de cola et avec des quantités différentes selon l’évolution de la situation.
Aller avec ses amis saluer les parents de sa fiancée, est une coutume au village. On se présente également à ces beaux parents ce jour, avec des noix de cola.

La cola est généralement présente dans presque tous les évènements socioculturels dans notre société.

 

Quelques fois nous sommes fautifs, nous les parents

Souleymane, parent d'élève.

La baisse de niveau et le non respect à l’école entre les élèves et les enseignants deviennent de plus en plus un problème crucial.

Chacun l’interprète en sa manière. Beaucoup de parents et d’élèves font des commentaires à leur faveur, mais la vision de Souleymane, un jeune parent d’élèves à Bamoussobougou s’auto- accuse.

 

Souleymane :

“Aujourd’hui, j’ai peur, j’ai beaucoup peur pour l’avenir de nos enfants… Tout le  monde n’a pas la chance d’aller à l’école à présent. A notre génération, nous qui avons eu la chance d’aller à l’école et qui n’avons pas réussi, nous le regrettons beaucoup. Aujourd’hui, beaucoup d’enfants ont la chance d’être inscrits à l’école. C’est une chance pour eux, mais ils ne le savent pas parce qu’ils n’exploitent pas cette chance.

Chacun interprète les problèmes de l’école en sa manière, mais moi je situe une grande  responsabilité au niveau des parents. Nous aimons beaucoup nos enfants, ils sont surprotégés. Nous avons laissé toute l’éducation des enfants entre les mains des enseignants à l’école. A la maison, on ne s’occupe bien de ce domaine. Ici en famille, ils font avec nous tout ce qu’ils veulent. Comment voulez-vous qu’ils aient peur des enseignants à l’école. Et puis, nous envoyons les enfants à l’école, on ne les suit pas. Durant toute l’année, rare sont des parents qui font un ou deux tours à l’école pour se rendre compte du comportement de son enfant ou sa manière de travailler. Certains enfants d’ailleurs profitent de ça pour rester en cour de chemin. Ils quittent à la maison, ils n’arrivent pas à l’école et à la fin de l’année, ils ne passent pas et ils viennent nous mentir sur les enseignants.

Le plus grave dans tout cela, c’est que certains parents croient à tout ce que leur enfant dit sur son enseignant alors online casino qu’il est conscient que du début à la fin de l’année, il n’a jamais contrôlé le cahier de son enfant ni contrôlé ses moyennes. Ce n’est pas à la fin de l’année qu’il faut se présenter à l’école parce que c’est trop tard. Les parents doivent aider les enseignants dans leur tâche éducative en accomplissant ce que la famille doit faire, en surveillant l’enfant à la maison et à l’école, en contrôlant son travail, son comportement et autres.

Mais bon, nous aimons tellement nos enfants que nous préférons maintenant leur échec à leur réussite parce que laisser l’enfant à lui-même à l’école sans le contrôler, c’est de ne pas être surpris quand il échoue! Je dis cela parce que, au cours de l’année, avec le nombre de fois qu’on les voit avec un cahier pour apprendre, on sait bien que cela n’est pas suffisant pour qu’un élève passe à la classe supérieure ou à un examen et pourtant, on ferme les yeux, on ne dit rien.

La situation m’inquiète beaucoup aujourd’hui surtout dans les localités rurales ici où certains enfants scolarisés se croient déjà citadins et refuse tout !”

 

 

 

Ne donnons pas aux enfants, le dégout de l’école !

La baisse de niveau, le non respect des enseignants par les élèves se trouve de nos jours sur toutes les lèvres. Ça devient un slogan chez d’autres. Les élèves et les parents essaient toujours de situer la responsabilité au niveau des enseignants face à ce danger qui devient de plus en plus préoccupant. Certains parents, sans le savoir, ont tendance à rebeller leurs enfants contre les enseignants et leur donner le dégout de l’école.

J’ai assisté ce matin à une de ces scènes à Bamako au Mali. J’étais en moto, je me suis arrêté pour acheter une carte de crédit téléphonique et soudain, une petite fille de la 2ème année vient s’adresser à son papa, le vendeur de cartes, en ces termes :
– «Papa, notre institutrice nous demande de partir demain avec un cahier» fin de citation. Et, du coup, le papa a répliqué en ces termes :

– «Eloigne-toi de moi. Je ne te donne rien. Vos institutrices pensent que nous travaillons pour eux. Nous ne sommes pas là pour compléter leur frais de condiments journaliers. Ils profitent des enfants pour avoir de l’argent….»

Je ne pouvais vraiment rester sans intervenir dans cet échange entre le vendeur de carte et sa fille car on dit en bambara :«quand on voit une hyène sur un cadavre, ne lui disons pas de laisser le cadre humain, disons-lui de laisser notre cadavre ».Ensuite, je me dis avoir un devoir moral d’informer et de sensibiliser ce parent qui ne maîtrise pas le contour de ce qu’il pense, de ce qu’il dit au sujet de l’école. Surtout que c’était également l’occasion de sensibiliser en même temps, les parents qui se trouvaient là-bas sur place et qui ont même apprécié ce que j’ai dit. (Vous le verrez dans le texte).

Monsieur, excusez-moi de d’intervenir dans votre conversation avec votre fille même si ça ne me concerne pas. Je pense que ce n’était la meilleure façon d’agir avec l’enfant ! D’abord, le ton a été trop aigu avec elle et elle a même eu peur quand tu parlais et ensuite, je m’excuse encore, mais tes frais de cahiers et de bics ne peuvent rien servir dans la vie de l’institutrice.
J’interviens ici en tant qu’un père à l’enfant (selon la tradition africaine, malienne), en tant que citoyen malien et en tant qu’enseignant avec toute petite notion en la matière faisant allusion à tous les efforts que les enseignants déploient pour que les choses aillent mieux au niveau de l’enseignement surtout dans un monde moderne où la plupart des enfants sont très distraits en classe. Mais on dit bien en bambara : «on ne peut pas réconnaitre sous la pluie, que quelqu’un est en train de suer.»
Beaucoup de parents, sans le savoir, font rebeller les enfants contre les enseignants et veulent encore que les enfants respectent et croient à ceux qui sont chargés de les aider à forger leur avenir. Non, c’est difficile ! Tout de suite, tu viens d’étaler l’injustice et la corruption de l’institutrice sans preuve devant ton enfant sans avoir et elle va garder et grandir avec ça dans la mémoire contre tous les enseignants. Je pense qu’en matière d’éducation, surtout au sujet de nos propos avec les enfants sur les enseignants, nous devons beaucoup contrôler nos réactions. Nous devons aider les enseignants à réussir leur tâche, la construction du futur de l’avenir des enfants du pays. Faisons tout pour donner aux enfants, une bonne image sur les enseignants. Cela aidera les enfants à les aimer, à les respecter et à s’intéresser aux cours ! C’est tout à fait le contraire quand on essaie de dénigrer toujours les enseignants devant les enfants.

Et directement, au monsieur de répliquer :
– «j’ai déjà fait beaucoup de dépenses depuis l’ouverture et je ne sais même pas la nécessité de certaines de ces dépenses.» Fin de citation.

Ma réaction d’information, de sensibilisation, d’éducation, d’une manière volontaire, de ce parent face à ce buy cheap cialis online danger, se tenait à la présence de beaucoup de personnes qui semblaient être intéressés et qui semblaient intérieurement me donner raison et cela se sentais par la manière dont ils secouaient la tête, mais également, du coup, quelqu’un a pris la parole :
– «Monsieur l’enseignant, tout ce que vous venez de dire est vrai ! Beaucoup d’entre nous agissent ainsi sans connaitre les conséquences, sans connaitre qu’ils font du mal aux enfants, aux pays. Moi particulièrement, je ne pensais pas à tout ce que vous venez dire qui est très clair. Ça m’a donné beaucoup d’idée et désormais, j’en tiendrais compte». Fin de citation.»

Et à moi encore de répliquer que de toute façon, le monsieur n’a pas raison. Il vient de dire qu’il a déjà fait beaucoup de dépenses scolaires pour cette enfant sans connaitre la nécessité et là, il se permet d’accuser l’institutrice d’injuste sans pour autant avoir les preuves. Il vient de répondre qu’il n’a jamais été à l’école demandé l’institutrice de la nature de ces dépenses. Pourquoi il n’est pas allé ? Ce n’est même pas bien d’envoyer les enfants à l’école et passer toute l’année sans passer les voir et c’est ce que beaucoup de parents font ici chez nous !

Excusez-moi à présent, mais c’est juste pour qu’on sache que beaucoup de parents se font et font du mal aux enfants à pensant que l’éducation de l’enfant se limite à l’école. Non, entre l’école et la famille, c’est une complémentarité. Aucune ne doit faillir à son devoir, sinon, on prépare un mauvais fruit, donc mauvais citoyen !
Mes chers frères, l’école, c’est l’affaire de nous tous : Gouvernement, l’administration scolaire, enseignants, élèves, parents d’élèves, la rue, les familles! Chacun de son côté doit est sûr d’avoir bien accompli son devoir parce qu’entre tout ceux-ci, c’est la complémentarité! Et, donner une mauvaise image sur les enseignants, c’est de contribuer à dégrader, à dévaloriser l’enseignement, l’éducation, donc contribuer à la baisse de niveau.

Alors, donnons-nous la main, ayant la même voix, allons dans le même sens pour la promotion et le développement de l’éducation, de l’enseignement.

 

 

Manque de lait au village

Dans un de mes articles précédents, j’ai évoqué l’importance du petit élevage que pratiquent en général toutes les populations locales. Les animaux constituent au village, un système de gain et d’épargne.

Les animaux donnent également du lait aux populations rurales. Le lait joue un grand rôle dans le domaine alimentaire et économique de la famille. Dans beaucoup de familles au village, la bouillie constitue le petit déjeuné et le repas du soir. Elle est consommée avec du lait. Le lait est également utilisé dans plusieurs alimentations au village comme le couscous sec, le dèguè (une crème à base de mil, du lait, du sucre, du piment etc.)… que les enfants consomment entre le repas de midi et celui du soir (comme ils ne peuvent peut-être pas faire tout ce temps sans manger). Ces repas sont également utilisés pour recevoir un étranger qui arrive en visite à l’improvise ou qui est de passage et qui veut momentanément se reposer (hospitalité malienne).

Ceux qui ont beaucoup d’animaux vendent également du lait pour se procurer de l’argent qu’ils gardent ou qu’ils utilisent pour acheter les condiments de la semaine. C’est pour cette raison d’ailleurs que le lait en poudre ou concentré est moins consommé au village.

Cette année, il devient de plus en plus difficile d’avoir du lait au village. Les pluies ont été rares et se sont arrêtées précocement. Les animaux n’ont beaucoup à manger et deviennent de plus en plus maigre parce qu’il y a moins de foins dans la forêt. Quand les animaux ne mangent pas bien, ils ne produisent pas assez lait.  Cela constitue une inquiétude aujourd’hui au village parce qu’on ne sait surtout comment assurer le repas des enfants entre midi et le petit soir.

 

Le manque d’herbes et d’eau serait-il une des raisons du nomadisme ?

Quand j’étais très jeune au village dans la Région de Ségou, j’ai toujours collaboré avec des peuls saisonniers chez nous. J’utilise le mot saisonnier parce que je me rappelle bien (c’est encore en train de continuer après moi au village), ils viennent pendant la saison sèche après les récoltes et où il n’y a plus d’eau dans les marres et les rivières. Je les rencontrai également dans beaucoup d’autres villages. Arrivés, ils logent dans les familles du village construisent leurs petites cases hors des villages, faire de grandes haies où ils font entrer les animaux la nuit, fixent les piquets auxquels ils attachent les petits animaux la nuit. La journée, ils conduisent les animaux au pâturage, reviennent les abreuver à midi aux grands puits logés derrière le village, repartent en brousse avec les animaux et reviennent le petit soir. Ils vivent en communauté avec les populations du milieu.

Je n’ai jamais pensé demander d’où ils viennent parce que, éduqué avec l’idée que l’homme est toujours chez soi partout où il se trouve, pour moi, ce n’était pas nécessaire de poser cette question. Mais, malgré mon jeune âge, je me disais qu’ils viennent des localités où leurs animaux ont fini de brouté toutes les herbes et bu toutes les eaux et qu’ils viennent à la recherche d’aliments bétails et d’eaux pour leurs bétails.

Mon voyage à Gao m’a permis de voir que je ne me suis pas trompé sur cette dernière hypothèse : le déplacement des peuls pour la recherche d’aliments bétails et de l’eau pour leurs animaux. Quand nous avons dépassé Mopti, plus nous continuions vers Gao, plus je découvrais une faune très pauvre en herbes et en grands arbres. Lors de ce voyage, j’ai rencontré des groupes d’animaux de types différents : chameaux, bœufs, chèvres, moutons.

Les uns se suivaient en fil marchant dans une forêt dépourvue d’herbes se dirigeant vers quelque part où ils espéraient probablement avoir quelque chose à brouter et certains regroupés sous un arbre en train de ruminer ce que leurs ventre contenaient probablement depuis hier.

Certains se contentaient de brouter les toutes petites herbes qu’on confond avec la terre quelques fois.

Du coup, je me suis souvenu du séjour des peuls dans mon village et j’ai réalisé comme vraies, les hypothèses que j’ai évoquées et je me suis dis que la grande raison du nomadisme, même si je l’ai apprises à l’école, serait la recherche d’une vie meilleure pour les animaux.