Agriculture Ségou : les champs sont au rendez-vous

champ de petit mil au village

Ce champ de petit mil au village de Bamoussobougou dans la commune rurale de Cinzana-Gare dans la Région de Ségou nous donne de l’espoir pour une future autosuffisance alimentaire cette année. Nous ne sommes pas encore en période de récolte, mais la qualité des champs donne de bonnes impressions. Cela fait des années qu’on n’y voyait pas des tiges de mil si robustes et des feuilles toutes vertes à cause de la mauvaise pluviométrie. Et, de Bamako à Ségou, en voyant les champs, nous pouvons garder de l’espoir parce qu’il pleut abondamment et nous souhaitons qu’il pleuve convenablement jusqu’à la période indiquée.

Epi de petit mil

Cet épi de mil est une source de joie et de bonheur pour le paysan au village. Les houes sont déposées, mais cela n’empêche pas le paysan de passer de temps en temps observer son champ pour se faire une idée de ce qui va être la récompense de tout son effort à la récolte. Cette récompense, ce sont les épis qui la prédisent car, le paysan peut déjà se faire une idée de son futur avoir à travers la qualité des épis dans le champ. Cette année, quand il continue à pleuvoir convenablement comme souhaité,  nous pouvons dire que la famine que nous avons vécue toute l’année, va peu à peu disparaitre. C’est ce qu’on entend sur tous les lieux de causerie au village aujourd’hui.

champ de sorgho mil au village

Je me rappelle encore qu’au moment où la pluviométrie était bonne au Mali, il n’était pas facile pour un jeune garçon de casser la tige du gros mil pendant la récolte. Ce n’était plus le cas il y a des années parce qu’il ne pleuvait pas beaucoup et toutes les tiges étaient grêles. Cette année, il a pour le moment plu convenablement et les tiges de gros mil sont très robustes et cela donne de l’espoir pour une bonne récolte. C’est pourquoi là où nous sommes, au village, rare sont des chefs de famille qui ne font pas un ou deux tour dans leurs champs parce qu’ils sont toujours content à chaque qu’ils voient ces tiges de mil robustes avec des feuilles toutes vertes que le vent fait danser.

Champ de sorgho au village

Gros mil, qu’on appelle « Keninke » en Bambara, est aussi appelé « Kounsouli » (tête base) parce que quand ça produit bien, le poids des grains font que les épis sont dirigés vers le bas et cette année, c’est cas dans tous les champs de gros mil. C’est pour quoi, même si je ne suis pas ingénieur en agronomie, j’ai quand même compris que la force de la tige du mil est faite en fonction du poids de l’épi qu’elle va supporter et bientôt, ces épis vont diriger vers le bas ! Et, cette année, on a l’impression que le gros mil et le petit mil sont en compétition pour remplir le fond du grenier et cela est un grand bonheur pour le cultivateur.  Cette jalousie entre les espèces cultivables  est une opportunité pour le paysan de remplir le grenier et d’assurer l’autosuffisance alimentaire dans son foyer. Non, pas seulement le pays, même ceux qui sont en ville et qui ne comprennent rien quand on dit que « le sable a crié » parce qu’il a beaucoup plus ! D’ailleurs, c’est dans l’intérêt de tous !

champ de gombo au village

Le gombo qui sert de sauce est également dans la course a aussi engagé toutes ses vitesses pour qu’on n’arrive pas à dire que les marmites ont faim parce qu’il n’ya pas de sauce. Il a déjà devancé les autres parce qu’on a déjà commencé à le consommer frais au village.

une plante de haricot

Le haricot n’est pas au rendez-vous pour les Coulibaly, les Touré, les samaké, les Sogoba et les peuls. Le haricot est une des plantes au village qui mûrissent vite et qui facilité la période de soudure pour les paysans. Contrairement aux autres années, le haricot à présent n’a pas produit à cause da l’abondance des pluies. Il a beaucoup plu et le haricot n’a pas pu avoir au moment indiqué, la chaleur qu’il avait besoin fleurir.

Je souhaite de tout mon cœur, que les champs soient ce que nous tous souhaitons pour que l’autosuffisance alimentaire soit assuré au Mali, en Afrique et partout dans le monde.

 

 

La famine chassée des villages maliens

Les jeunes du village en groupe dans un champ de fonio

Cette année, la famine a atteint plusieurs localités du Mali. Plus le temps passait, plus les sacs de céréales devenaient chers, très chers mêmes car il y a eu des vieilles personnes qui ont témoigné qu’ils n’ont jamais achetés le sac de mil à 25500 F CFA. Les populations rurales ont beaucoup souffert parce qu’ils n’ont pas le moyen d’acheter le sac de mil à 25500 F CFA pour nourrir leurs familles. C’est très dur ! Beaucoup de chansons bambaras de Ségou nous apprennent qu’on ne doit pas se suicider à cause de la souffrance sinon, on ne vivra pas le bonheur qui va s’en suivre. Ce fut le cas par les populations rurales. Ils se sont débrouillés à joindre les deux bouts jusqu’en ce moment où, en un tour de bras, le maïs et le fonio, les grands guerriers en période de soudure au village, viennent de déraciner et refouler la famine hors des villages comme un chien ragé que personne n’aime chez soi!

Fonio

Cette année au village, le temps hivernal suit son cours traditionnel normal. En général, nous pouvons dire que la pluviométrie est toujours bonne même si elle a provoqué des inondations dans beaucoup de localités. Tous les champs sont presque agréables à regarder. Les travaux champêtres sont finis. Les braves paysans, après trois mois de dur labeur ont déposé les houes sous les greniers, se sont reposés quelques jours et ont pris les faucilles pour la moisson du fonio et les machettes pour couper les tiges de maïs.

champ de maîs

J’ai assisté moi-même à la moisson d’un champ de fonio du village le samedi passé quand j’étais allé passer le week-end avec les parents. J’ai également visité des champs de maïs dont les propriétaires étaient en train de récolter. Ils étaient tous de très bons champs. Cette visite des champs au village m’a donné de la joie et de très grand espoir. J’ai compris que c’est presque la fin de la grande famine que nous avons vécue tout au long de l’année et bientôt las récolte des champs de mil et la moisson du riz vont suivre. Aujourd’hui, le fonio et le maïs constituent les aliments de base aux villages avant les grandes récoltes. Le haricot devait aider le fonio et maïs dans cette lutte contre la famine en période de soudure au village mais, à cause de l’abondance des pluies sans arrêt, le haricot a bien poussé, mais n’a pas eu la chaleur nécessaire pour le moment pour faire des fruits. Cela peut nous laisser imaginer qu’il y aura moins de haricot sur le marché cette année.
Je suis comblé de joie et d’espoir après ce voyage au village et souhaite qu’il continue à pleuvoir convenablement pour le Mali retrouve son autosuffisance alimentaire.

Espoir et inquiétude chez les paysans au village

Un très bon champ de au village Bamoussobougou

Le Mali est un pays agropastoral par excellence. Tout l’espoir des paysans et même de toutes les populations maliennes se situe au niveau d’avoir chaque année une bonne pluviométrie, condition essentielle d’autosuffisance alimentaire.

Dans les quelques années précédentes, les mauvaises pluviométries avaient crée du désespoir chez les paysans et avaient poussés beaucoup de jeunes à prendre le chemin de l’aventure. Les animaux ne trouvaient pas à brouter, ainsi le lait se faisait rare au village, la famine s’y installait petit à petit entrainant la dislocation des grandes familles.

Cette année, les paysans sont contents et espèrent sur de bonnes récoltes à la fin des travaux champêtres. Les champs, selon les paysans, donnent de bonnes images de lutte contre la famine. La terre a accepté les semences et les plants suivent le calendrier hivernal.

Un champ tout jaune au village

Mais certains champs prouvent le contraire de cet espoir par le fait que les plants par ci par là sont atteints de maladies que les paysans eux-mêmes ne comprennent pas. Dans certains champs, les pousses n’ont pas assez grandi et sont tout jaunes. Certains paysans accordent ça au fait qu’il pleut sans cesse et que les plants n’ont pas le temps d’avoir de la chaleur pour bien croitre surtout online casino sur les sols sablonneux. Cela crée chez certains paysans au village, de l’inquiétude car une grande partie de leurs champs se trouve dans cet état.

De l’eau partout dans la forêt à Ségou au Mali

Les paysans sont également inquiets à cause des inondations qui accompagnent presque chaque pluie. Des champs, des routes sont inondés et cela empêche les paysans de pouvoir bien entretenir les espaces cultivables. Des maisons également s’écroulent presque chaque jour en donnant de nouvelles préoccupations aux populations après les récoltes.

Mais, néant moins, comme on dit en bambara «que la ceinture se brûle vaut mieux que tout le pantalon se brûle »

Prions pour une bonne récolte pour assurer l’autosuffisance alimentaire.

Les élèves ruraux ont découvert leur pays grâce à Internet mobile

Lassana, fils de wa Kamissoko, explique l’histoire de son père aux élèves ruraux sur Internet

Le Mali regorge d’hommes célèbres dans le domaine de la culture. Chacun d’entre eux possède des grandes notions dans un domaine ou un autre. Beaucoup sont connus grâce à l’enseignement de leur histoire à l’école ou par leurs louanges faits par des griots conservateurs de la mémoire collective. Beaucoup restent encore inconnus des jeunes générations.

Internet mobile dans les classes rurales, le blogging au village, les médias citoyens  sont des moyens de faire découvrir aux jeunes générations,  la culture de leur pays. C’est ainsi que les élèves ruraux de 8 villages ont eu la chance d’apprendre beaucoup sur  l’histoire de Wa Kamissoko,  décrit comme tel dans Wikipedia : “Issu d’une communauté de griots traditionalistes chargés de perpétuer la mémoire de la Bataille de Kirina et de l’Empire du Mali qui y fut fondé, il avait acquis une profonde connaissance de la tradition orale mandingue.” Si wa kamissoko, un des grands connaisseurs de la tradition mandingue/malienne, est beaucoup connu des anciennes générations, les jeunes générations pourraient encore ignorer son histoire. “C’est notre première fois d’entendre parler de lui et d’écouter son histoire”, ont dit certains élèves lors de la tournée.

@fasokan commentant les images culturelles maliennes en ligne

Ces élèves ont eu la chance, grâce à Internet, de bien regarder l’image projetée de  la tombe de ce grand homme malien et d’écouter oralement son histoire avec son fils, Lassana Kamissoko qui était également fier d’avoir l’occasion d’évoquer les hauts faits de son père devant des élèves localités par localités.

“Cette tournée d’Internet mobile dans les classes à donné une chance à nos élèves de découvrir leur pays sur place, de voir des choses comme l’image du Fort de Médine à Kayes (sur le blog de la Direction Nationale du Patrimoine Culturel du Mali),  qu’ils n’auraient pas pu voir maintenant parce qu’ils sont très loin de là-bas”, a dit un enseignant à la fin du cours d’Internet.

La continuité des activités culturelles  du projet Niger-Loire de l’UNESCO pourrait permettre à beaucoup d’hommes de culture malienne cachés dans les villages reculés comme dans ces images,  d’être découverts et connus par les jeunes générations si le système de médias citoyens se développait dans nos localités rurales.

Une maison bien ventilée au village

C’est dur de vivre au village pendant  la saison chaude. Il fait très chaud à l’intérieur et il n’est pas très prudent des fois de se coucher dans la grande cours. Beaucoup font recours à l’éventail.

Un habitant de Sékoro prêt de Ségou,  tente d’avoir une solution au problème de chaleur dans sa maison. Il s’agit de fabriquer de longs  tuyaux avec le tôle et les placer dans les murs des différents côté de la maison. A travers ces tuyaux, l’air pénètre et rafraichit l’intérieur de la maison. Le faisant, il penche un peu les tuyaux vers le bas afin d’éviter que les rayons solaires pénètre directement à l’intérieur de la maison. Comme ça, il éviter de passer la nuit avec un éventail à la main.

L’idée est déjà bien, même si personne au village ne l’a pas encore imitée. C’est bien déjà de penser à chercher une solution à certaines difficultés au village par les villageois eux-mêmes. Petit à petit, on arrivera.

 

La découverte de l’Internet par des petits élèves du village de Sékoro sous un manguier

Les petits élèves autour de l'Internet sous un manguier au village

A Sékoro, le dernier village avant d’entrer à Ségou ville venant de Bamako, cette initiation de deux jours à Internet était destinée aux élèves de la 9ème pour les aider dans leurs recherches du savoir comme dans une bibliothèque, mais les petits élèves avaient également envie de découvrir ces outils.

A leur demande : “nous aussi, nous online casino voulons apprendre Internet”, ce cours d’initiation a été organisé sous un manguier pour satisfaire à leur besoin, à leur curiosité de taper sur l’ordinateur. Cette séance de deux heures a été une occasion pour les petits élèves de mettre un ordinateur en marche, de brancher la clé Internet 3G, et d’aller tour à tour sur une page Google et d’y faire des recherches.

L’arrosoir traditionnel au village

Les arrosoirs traditionnels au village.

Le temps change, tout devient petit à petit moderne même dans les localités rurales. Au cours de ce changement, nous constatons la disparition de beaucoup de matériels traditionnels dans nos villages, mais le voyage à travers le pays permet de renouer contact et de rompre la nostalgie avec ces matériels toujours conservés comme outils de travail appropriés dans certaines localités.

Elle arose son jardin avec l’arrosoir traditionnel

Les femmes pratiquent beaucoup le maraîchage dans les villages pour subvenir à leurs besoins quotidiens. Dans ces activités de maraîchage, L’arrosoir traditionnel, fait de “calebasse à sphère complète, muni d’un trou en haut et par lequel on prend de l’eau et arrose les planchers”, a laissé place à l’arrosoir moderne dans beaucoup de villages.

Dans beaucoup de localités rurales, on ne rencontre plus ces arrosoirs en calebasse, mais par surprise au cours de mon voyage dans les villages riverains du Fleuve Niger, je viens de

Fasokan remporte le Prix spécial Education et Culture des BOBs 2012

Les membres du jury. (Images prise sur le site de Bobs.)

Le jury des BOBs, composé de blogueurs, militants du net et spécialistes des médias, s’est réuni pendant une longue journée pour débattre des candidats retenus pour la finale dans les six catégories mixtes. Nous sommes maintenant fiers de vous présenter leurs lauréats: (Texte tiré sur le site de Bobs où vous retrouverez tout le résultat de cette édition 2012).
La nouvelle est tombée le mardi 2 mai 2012 ! J’ai aussi le plaisr de vous informer à mon tour que mon blog Fasokan en Bambara-Français, a remporté le “Prix spécial Education et Culture” de cette édition 2012 et de partager avec vous, cette joie qui m’anime aujourd’hui. Pour l’occasion, je remercie tous mes lecteurs et tous ceux qui ont laissé leurs occupations pendant des minutes pour voter pour Fasokan. Je remercie et félicite également Deutsche Welle d’avoir mis en place cette initiative ainsi que les membres du jury.
Je souhaite qu’un jour, avec tous les efforts déployés autour du développement et de la promotion des langues africaines, elles se retrouvent jour parmi les différentes langues dans lesquelles le concours Bobs se tient : allemand, anglais, arabe, chinois, espagnol, farsi, français, néerlandais, portugais et russe.
Je remercie infiniment la grande famille de Global Voices francais et rising voices qui a trouvé une bourse pour soutenir le matériel et les premières formations. Je n’oublie pas également l’initiative Toujours Pas Sages à partir de laquelle tout a commencé en 2008 dans les villages maliens.
Cette version de Bobs est également une joie pour notre famille de Mondoblog de RFI dont je remercie infiniment les membres. Kamer Kongossa, également membre de Mondoblog, est lauréat de la version 2012 de la catégorie ‘Meilleur blog en français’ avec son blog http://kongossa.mondoblog.org/.
Toutes mes félicitations à M. Kamer Kongossa, à tous les autres gagnants et à tous ceux qui ont postulé à ce concours. Pour ceux qui n’ont pas encore tenté, je les invite à tenter leur chance dans les prochaines éditions car Bobs est sans frontière et le concours ne tient pas compte de localités de résidence. Sion, le village de Fasokan est carrément loin de l’Allemagne !
La bonne nouvelle est tombée au moment où notre pays, le Mali, traverse une grande crise politique, militaire et de rébellion. C’est pour quoi, je vous demande de me permettre de dédier ce prix «A L’UNITE ET A LA PAIX AU MALI.»
C’est également une occasion de remercier toutes celles et tous ceux dont les soutiens, les encouragements et le partage d’expérience en matière de TIC n’ont pas fait défaut.

Une vague de poussière recouvre certaines localités du Mali

une photo de la rue de Bamako sous la poussière.

Les populations de Bamako se sont réveillées ce matin, dimanche 29 avril 2012, sous un drap de poussière qui recouvre toute la ville. Partout c’est de la poussière jaunâtre réduite la visibilité, rend la respiration un peu difficile et fait mal à gorge sans oublier qu’il suffit de sortir dehors pendant quelques minutes pour être recouvert de poussière comme des objets qui s’y trouvent. Pas seulement Bamako, beaucoup d’autres localités comme Ségou vie cette poussière aujourd’hui selon une personne que j’ai contactée par téléphone.

D'où vient cette poussière?

Les mêmes questions partout :

 

C’est quoi cette poussière ? D’où vient cette poussière ? Qu’est-ce que cette poussière signifie ? Ce sont les questions qu’on se pose dans les rues de Bamako sans que personne n’arrive n’arrivent à donner une réponse concrète et satisfaisante.

Mode de protection :

Même s’ils n’arrivent pas expliquer ce phénomène, les gens craignent que ça ne soit pas source de malaise respiratoire et ainsi prennent de disposition pour se protéger.

Si d’habitude les cache-nez sont propres aux motocyclistes, aujourd’hui, il est sollicité par beaucoup de personnes à Bamako pour se protéger contre cette poussière qui fait mal à la gorge. J’ai vu des hommes qui se contentent des colles de leur chemise, des femmes du bout de leur foulard pour se protéger le nez. Certains se contentent d’induire du beurre de karité dans les narines comme moyen de protection.

 

 

 

 

 

Internet mobile, une solution pour la mobilité de l’éducation

Une expérimentation parue dans la revue mensuelle du Ministère de l'éducation du Mali

L’on pourrait aujourd’hui se poser la question de savoir si l’éducation traditionnelle, c’est-à-dire le professeur et la craie, devant les élèves dans la classe, suffisent pour que les apprenants aient accès aux plus grandes notions éducatives de nos jours, à tous les besoins nécessaires d’apprentissage pour suivre l’évolution scientifique et technologique.
Dans un monde globalisé où la Technologie est sur le point de prendre le dessus de tout, nulle petite portion du globe ne devrait rester en marge pour le partage du savoir et de l’expérience. Les localités rurales ne seraient pas restées en marge de cette révolution technologique malgré le manque d’électricité supposé être une entrave pour le port de l’Internet dans les villages.
C’est dans ce sens que la prise en compte et la satisfaction des recommandations ci-dessous citées, issues d’une expérimentation réussies de l’Internet mobile dans les écoles rurales au Mali, serait une solution de mobilité de l’éducation.
“Allez chercher”, c’est bien pour pousser les élèves à la recherche du savoir, mais “chercher et trouver ici”, c’est encore plus précis pour que les élèves aient rapidement accès au savoir et ce chemin le plus cours serait Internet !
Les recommandations :
– La multiplication de l’initiative dans d’autres écoles rurales au Mali ;
– L’installation de l’équipement d’Internet mobile dans les localités rurales particulièrement dans les écoles ;
– La formation des administrateurs scolaires, des enseignants et des élèves aux Technologies de l’Information et de la Communication ;
– la prise en compte des langues nationales dans le domaine des TIC ;
– la formation des néo-alphabets aux TIC et la création de blogs et de sites web en langues africaines.

Le chameau, un antidote contre la rougeole

Un propriétaire de chameau dans les rues de Bamako.
Un Bamakois qui fait monter son enfant sur un chameau.

La rougeole était très fréquente dans notre pays, mais de nos jours, elle a presque disparu. Malgré sa rareté  entre nos murs, les populations, se rappelant toujours de cet adage, «mieux vaut prévenir que guérir», pratiquent les méthodes traditionnelles préventives contre cette maladie. Selon les traditions, chaque enfant qui monte sur un chameau ne sera jamais atteint de rougeole et la pratique de cette méthode préventive contre la rougeole est très fréquente au Mali.

Chaque année, en cette période de chaleur, nous voyons les propriétaires de chameau se promener dans nos villes et nos villages. Ils vont de rue en rue et de porte en porte. Les parents font monter leurs enfants sur ces chameaux afin qu’ils ne soient jamais atteints de rougeole tout au long de leur vie. Les propriétaires de chameaux reçoivent des parents, des céréales, des monnaies, des anciens habits ou anciennes chaussures.

 

Un génie du dessin à Macina

Un des objectifs de l’Internet mobile est de relier les localités rurales aux villes en matière d’information et de communication pour chercher et faire connaitre les talents cachés dans les villages. Les évènements ne se passent pas seulement dans les villes, les villes ne sont pas les seuls lieux à contenir les hommes talentueux, des gens dotés de belles initiatives, les villages en possèdent également comme dans un des articles précédents sur ce réparateur de téléphone dans le même village.

C’est le cas de ce jeune écolier de la 6ème année de l’Ecole Fondamentale à Macina, une commune rurale à 160 km de Ségou. Il arrive à acheter ses outils d’écolier avec son talent en dessin. Il est beaucoup sollicité dans ce village dans tous les domaines qui concerne le dessin surtout par les boutiquiers pour faire les dessins de leurs marchandises sur les plaques ou les dessiner à la porte des boutiques.
Preuve, il vient de copier sur un morceau de carton avec un Bic, l’image d’un chasseur sur les online casino affiches du projet Niger-Loire de l’UNESCO utilisés pour la sensibilisation des populations riveraines pour la sauvegarde du Fleuve Niger, une caravane que je faisais partie.

J’ai beaucoup échangé avec le petit parce que j’étais un peu surpris de découvrir à son âge, son talent en dessin, surtout dans un village. Il m’a fait savoir qu’il aime dessiner et souhaite devenir un grand dessinateur à la fin de ses études. Me voyant causer avec le petit, son oncle est venu et m’a fait savoir qu’il a commencé à s’intéresser au dessin depuis à bas âge et que maintenant, il arrive à collecter quelques monnaies à partir de cette activité.
J’ai demandé à son oncle de veiller sur lui, de le soutenir dans ses études et surtout de tout faire pour que rien ne puisse l’empêcher de finir avec l’école.