brève: la célébrité de #TEST aujourd’hui après l’annonce de l’ashtag sur #Facebook

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Après avoir appris l’existe de ASHTAG (#) sur Facebook ce matin sur @France24, je me suis amusé à tester en écrivant #test  sur Facebook pour voir comment ça marche. J’ai vu que contrairement à ce que je pensais, j’ai vu une pluie de (#test) en ligne sur #Facebook. Cela va constituer une découverte rapide pour ceux qui ne connaissent que l’option partage de photos sur cette plateforme.

 

Formation à Internet à Doni blon, un centre de formation au tourisme et à l’hôtellerie à Ségou

Les apprenants suivant une projection sur les notions de TIC
Les apprenants suivant une projection sur les notions de TIC

Ce samedi 25 mai 2013, une quinzaine d’élèves de Doni Blon, un centre de formation aux métiers du tourisme et de l’hôtellerie à Ségou, ont pris par à une formation aux notions d’Internet. Cette formation avait pour but d’apprendre aux apprenants, les notions d’Internet en général et les notions de site web, de blog et de réseaux sociaux en particulier. Il s’agissait également de leur apprendre  les modes de recherche sur l’encyclopédie numérique Afripédia, Wikipédia consultable hors ligne.

Les apprenants suivant une projection sur les notions de TIC à Doni Blon à Ségou
Les apprenants suivant une projection sur les notions de TIC à Doni Blon à Ségou

Les responsables de Doni Blon ont initié cette formation pour permettre aux apprenants de se familiariser avec les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication et de pouvoir l’utiliser dans leur vie quotidienne ainsi que dans leurs futurs métiers du tourisme et de l’hôtellerie.  Les différents échanges sur les notions de blogs et les réseaux sociaux ont permis aux participants de savoir qu’au-delà de publier uniquement ses photos sur Facebook comme ils le faisaient, les blogs et les réseaux sociaux peuvent servir d’espaces d’expression et de partager de ses petites expériences avec les autres à travers le monde.  Ainsi, ils ont décidé de pouvoir s’en servir pour leurs futurs métiers surtout pour leur propre promotion, mais aussi pour faire connaitre l’existante de ce centre de formation des jeunes de Ségou aux métiers du tourisme et de l’hôtellerie qui a permis à beaucoup de jeunes d’avoir une formation de base et de pouvoir se présenter sur le marché du travail.

Les apprenants suivant une projection sur les notions de TIC à Doni Blon à Ségou
Les apprenants suivant une projection sur les notions de TIC à Doni Blon à Ségou

Cette formation a suscité chez les apprenants, le gout de devenir blogueurs, parler des traditions et de la culture de Ségou et environnant, faire connaitre à tous ceux qui veulent davantage découvrir Ségou, les lieux touristiques cette Région et d’informer leurs futurs lecteurs sur la vie quotidienne des populations de Ségou.

En tant que formateur, j’ai beaucoup apprécié cette initiative prise par les responsables de Doni Blon. Les jeunes, de Ségou, de tout Mali, dans les différents domaines d’activité, ont besoin des initiatives de ce genre pour qu’ils découvrent les atouts des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication dans leurs activités quotidiennes et pour la modernisation des services.

Les organisateurs de la formation n’ont pas caché leur joie quant au courage et à l’engagement des apprenant pendant la formation malgré les coupures répétitives de l’électricité et veulent poursuivre avec des formations de renforcement des capacité des apprenants.

Technologies au village: Afripedia installé à la Station de Recherche agronomique de Cinzana-Gare

DSCN0130Ce vendredi 24 juin 2013, une séance d’installation et de démonstration d’Afripédia a eu lieu à la Station de Recherche Agronomique dans la commune rurale de Cinzana-Gare.

Pour démontrer que l’encyclopédie numérique Afripédia, Wikipédia sans connexion est  utilisable partout, même dans les localités très éloignées des villes, j’ai décidé d’aller l’expérimenter dans ce grand centre de recherche dans le domaine de l’agriculture situé totalement dans la forêt à 5 km de Cinzana-Gare et à 280 km de Bamako.

Après l’installation d’Afripédia sur son ordinateur portable personnel, Bakary Youba Coulibaly, ingénieur agronome en service dans ce centre il y a plusieurs années, a procédé à des recherches sur des sujets comme haricot, niébé, mil… Suite aux résultats obtenus, il s’exprime en ces termes :

“Avant cette installation, nous utilisions Wikipédia pour des recherche. N’ayant pas de connexion Internet à la maison, nous sommes toujours obligés d’attendre d’arriver au bureau pour continuer avec nos recherches. Mais avec cette version hors ligne appelée Afripédia, nous avons toujours Wikipédia avec nous partout et à tout moment. Cet outils nous aide beaucoup dans nos activités recherche. Etre agronome, surtout évoluant dans le domaine de la recherche, c’est être entre bureau, les champs, et le laboratoire. C’est être dans les villages en contact avec les paysans. Partout avec cet outil, c’est comme nous sommes toujours dans le bureau parce qu’il suffit d’avoir son ordinateur chargé avec soi, pour avoir accès au contenu de Wikipédia même si tu n’a pas de connexion Internet.”

Il décide de contribuer au contenu  africain de Wikipédia dans le domaine de l’agriculture. Pour cela, un compte Wikipédia lui sera bientôt créer.

Afripédia continue son chemin au Mali.

L’aventure d’une photo : du village au manuel scolaire

La petite image à droite sur une page du livre
La petite image à droite sur une page du livre

L’Internet dans les villages a toujours été au centre de nos préoccupations depuis le début de nos activités dans les domaines des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication.

Le français en toutes lettres, CM1 Editions Nathan
Le français en toutes lettres, CM1 Editions Nathan

Quand on entend parler de l’Internet dans les localités rurales, la première question qu’on se pose, c’est comment mettre en marche un ordinateur dans un village où il n’y a pas d’électricité. Mais cela n’a pas été une entrave pour nos activités. Nous avons mis en place un équipement mobile d’informatique et d’Internet alimenté par un kit solaire que nous avons pu acheter avec la bourse de Rising Voices 2012 dont j’ai été un des gagnants. (Interview à lire ici sur l’équipement en Français et  en Anglais  sur l’équipement). Cet équipement nous permet de nous connecter sur Internet de village en village pour les populations rurales au web en Bambara et en Français.

Nous avons fait la photo de l’équipent lors de nos formations dans les villages de Ségou, principalement à Dioro. Cette photo (en grand format sur flickr) vient de paraître dans un manuel : Le français en toutes lettres, CM1 Editions Nathan (auteur : collectif d’enseignants) Bonne utilisation du livre par les élèves !

 

 

Grenier, un signe identitaire

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Grenier, la mauvaise pluviométrie est en train de faire de sorte que les jeunes du village commencent petit à petit à ne plus prendre soin de toi comme à l’époque de nos arrières grands-parents et de nos parents.

De nos jours, il y a plusieurs années, il ne pleut pas beaucoup, il pleut moins, beaucoup moins même. Et ainsi, les jeunes, bras valides du village, lassés de raser la tête sèche de la terre, perdent de plus en plus le courage et la persévérance qui sont les seules armes de vaincre et de réussir dans les épreuves difficiles. Courbés et souillant toute la journée sur les dabas qui causent avec la terre sèche, ils espèrent à chaque pas en avant, pouvoir te remplir, pouvoir donner joie la famille par ton contenu, pouvoir garder la cohésion et la solidarité familiale à la fin de la récole ! Mais hélas!  La bonne pluviométrie n’étant pas au rendez avec leur espoir, le désespoir gagne le cœur de ces vaillants soldats du village. Ainsi, les villageois commencent à ne plus prendre soin de toi comme il et commencent à explorer d’autres voies : la ville, oui l’exode rural, l’aventure… Pensant pouvoir travailler en ville et assurer par l’achat des sacs de céréales le rôle que tu devais jouer au sein de la famille, ils t’abandonnent petit à petit !

Ce qui est encore important, c’est qu’en plus d’être la source de la cohésion, de la solidarité, de l’union et de l’espoir familial qui est ton nom en bambara “DIGIGNE”, tu joues un rôle identitaire pour nous, nous les villageois casino qui avons longtemps coexisté avec toi avant de nous retrouver dans un lieu ou ils est rare de voir pareil que toi ! Toutes tes composantes sont aussi nos voisins au village : banco, branches d’arbres, paille, pierre !

En ville, il y a des belles maisons ventilées ou munies d’air conditionné, d’électricité et bien peintes ! Il y a également de très belles voitures bref, tout ce qu’on voit en ville est beau, plus joli que toi, mais c’est en travers toi, grenier, que nous nous retrouvons, que nous nous reconnaissons, que nous nous souvenons d’où nous venons, pourquoi on est en ville et cela doit nous pousser à ceindre les reins, à travailler plus et d’avantage car on se dit du coup que nous sommes là en ville pour travailler dur et gagner dans la dignité pour retourner partager ce gain avec ceux que nous avons laissés derrière nous : les parents ! Oui, ces pères, ces mères, ces frères, ces sœurs, ces cousins qui ont tous travaillé et contribué à notre réussite ! Pour cela, tu es une étiquette, une étiquette de notre originalité, de notre indenté !

Mais grenier, sache qu’à chaque fois que je te vois dans un autre village, j’ai le remord de ne plus voir, à chaque jour voir les poules et les poussins tourner au tour de toi au moment ou pères te sort du mil pour le donner aux mères pour en faire le repas du jour, que je vois plus les chèvres se reposer à ton ombre quand le soleil jaillit ses rayons sur la terre à midi ! C’est pourquoi, à chaque fois que j’ai un petit temps libre, je cours retourner au village me ressourcer, oui voir les parents et te voir également !

Fumier tradition, un des bénéfices de l’élevage au village

Une grande haie contenant du fumier au village
Une grande haie contenant du fumier au village

Le petit élevage n’est pas pratiqué par les populations rurales par simple plaisir comme certains qui ont le moyen le pratiquent en ville. Comme signalé dans un billet précédent, il est comme une petite banque, c’est une caisse d’épargne pour les habitants du village, mais également un moyen d’obtenir du fumier pour leurs champs.

Au village, plus on a des têtes, plus on a beaucoup de fumiers pour les champs, plus on s’attend à de bonnes récoles s’il pleut normalement. C’est pour quoi, dans beaucoup de familles, on voit des animaux gardés dans une haie à un coin de la cours familiale. Ces animaux peuvent appartenir à différentes personnes de la famille, mais les résidus ramassés sont versés dans le champ commun et cela pour avoir une grande quantité de céréales pour remplir le grenier commun, facteur d’union et de cohésion familiale au village. Déposer des tiges et des pailles sèches dans la haie sert à alimenter les animaux, mais aussi à avoir beaucoup de fumiers pour les champs à l’approche de l’hivernage. Ces tiges, ces pailles et la bouse piétinées et mélangées par les animaux constituent de très bons fumiers.

Cela occasionne d’ailleurs un partenariat entre certains peuls éleveurs et leurs amis paysans: (donnant-donnant).

Les peuls donnent du fumier en prenant place dans les champs de leurs amis paysans, les paysans autorisent les éleveurs à faire brouter à leurs animaux et à les faire boire au puits collectif du village tout au long du séjour, c’est-à-dire la période entre la fin de la récolte et l’approche de la prochaine saison des pluies.

Comment tout cela se passe ?

Une haie pour garder les animaux derrière le village
Une haie pour garder les animaux derrière le village

Il y a certains hameaux de peuls où l’eau et l’aliment bétails font défaut. Ces peuls ont besoins de se déplacer dans d’autres localités où ils peuvent suffisamment avoir de l’eau et de l’aliment pour leurs bétails. Ils rejoignent ainsi des villages online casino et sont accueillis par leurs amis paysans car ces derniers ont aussi besoins des résidus et de la bouse d’animaux comme fumiers pour leurs champs. C’est ainsi que chaque année, à la fin des récoltes, on voit des peuls se déplacer dans d’autres villages avec leurs animaux. Ils y passent toute la saison chaude et retournent dans leurs villages à l’approche de la saison des pluies. Les paysans, après leur départ, ramassent les résidus contenus dans la haie et les vers dans les différentes parties non productives de leurs parcelles.

C’est un très bon partenariat éleveurs-payants, mais des fois, ça tourne mal à cause du mauvais calcul du temps. Les villages pour lesquelles ces éleveurs se dirigent, peuvent avoir fini, mais des villages en cours de route n’ont peut-être pas totalement fini avec la récole. Les animaux de passage dans ces villages ravageaient des champs et cela provoquait des tensions entre éleveurs et paysans. Mais grâce au téléphone portable, cette opposition entre peuls et paysans a beaucoup diminué. Avant de se déplacer avec les animaux, les peuls appellent d’abord dans leurs villages où ils veulent partir pour savoir s’ils peuvent passer avec les animaux et quelles sont les meilleures pistes pour ne pas entrer dans les champs.

Ces fumiers versés dans les champs avec une bonne pluviométrie, donnait de la joie de vivre au village sans famine. A cela, on ajoute maintenant de l’engrais industriel. N’y a-t-il pas de conséquences ? On en parlera ! Je ne suis pas spécialiste, mais….

 

 

Afripédia continue son chemin dans les écoles rurales au Mali

Le village de Guelekoro au Mali
Le village de Guelekoro au Mali

Comme signalé dans mon précédent billet sur ce sujet, l’idée d’installer Afripédia sur des machines dans les écoles est une très grande aide pédagogique pour les enseignants et les élèves. L’installation continue dans les écoles et des formations à l’utilisation d’Afripédia sont en cours de préparation pour vingt enseignants de deux écoles à Bamako (nous souhaitons que ça réussisse), dont dix enseignants dans chacune des deux écoles qui à leur tour, formeront leurs collègues.

Un enseignant du village expérimentant Afripédia avec @fasokan
Un enseignant du village expérimentant Afripédia avec @fasokan

D’ici la réussite de cette formation, j’ai voulu davantage  me rendre compte de l’avis d’un enseignant rural et de la manière dont Afripédia pourra l’aider dans les activités pédagogiques à la maison et en classe. C’est dans ce sens que de passage à Guelekoro, un village de la commune rurale de Ouelessebougou, j’ai passé quelques heures avec cet enseignant et son Directeur dans sa classe.  Il n’avait jamais touché le clavier, mais après mes explication sur comment taper sur un ordinateur et comment faire une recherche dans la barre de recherche sur Afripédia, voici la première recherche Monsieur l’enseignant : le squelette humain. Il a été

Résultat de la recherche sur le squelette humain sur Afripédia dans un village.
Résultat de la recherche sur le squelette humain sur Afripédia dans un village.

impressionné par la clarté des images et les détails donnés sur ses images qui correspondent à sa leçon : “Cet outil, si nous l’avons à notre disposition, c’est une très grande aide pour nous. Il nous facilitera aidera beaucoup dans nos activités pédagogiques et surtout les recherches pour la préparation des fiches pédagogiques sans lesquelles, l’enseignant ne peut jamais faire un bon travail.” Il ajoute : “L’outil pourrait mieux m’aider à faire ce dessin et à avoir plus d’idée pour dispenser ma leçon sur le vélo dont vous voyez le dessins au tableau. Oui, j’ai dessiné, j’ai

Le vélo dessiné par l’enseignant pour dispenser son cours
Le vélo dessiné par l’enseignant pour dispenser son cours

bien fait la leçon, mais, il n’y a jamais trop de documents pour un enseignant soucieux de donner de bons produits. Cet outil ajouté aux livres que nous avons ici, nos soucis de documentation sont terminés ! Il est comme une bibliothèque, surtout pour nous les enseignants de la brousse qui n’ont pas facilement accès à la documentation comme les enseignants de la ville. Si ce n’est pas le manque d’ordinateur ici chez nous, je dirais que cet outil nous est spécifiquement destiné.”

Arrêté à côté  de nous, moins bavard mais très intéressé,  le Directeur de l’école confirment les propos de l’enseignant, et ajoute qu’il n’y a vraiment pas de doute sur le fait que Afripédia doit être le compagnon de l’éducation.

Ce que je regrette, c’est que l’outil ne pouvait pas rester avec eux parce que c’est sur mon ordinateur que nous travaillions.  Il n’y avait pas d’électricité, mais l’autonomie de la batterie nous a permis de faire cette démonstration. Désormais, je souhaite que ce village ait son propre ordinateur doté d’Afripédia.

 

Citoyen rural chaume difficilement en ville

Un vélo garé avec un tas de foin. Le propriétaire se repose.
Un vélo garé avec un tas de foin. Le propriétaire se repose.

Les jeunes ruraux, à la recherche de meilleures conditions de vie, quittent les villages pour  les villes après les récoltes.  Ils y passent quelques mois avant de retourner dans les champs au village  à l’approche de l’hivernage. A leurs arrivées  en villes, les jeunes ruraux ne pensent qu’à une seule chose : travailler dure et avoir de l’argent pour retourner au village au temps opportun pour aller travailler dans les champs. Voici un exemple casino online d’activité pratiquée par un de ces jeunes.

Beaucoup de familles aisées font petit élevage à Bamako. Pour cela, elles ont besoin de l’aliment bétail traditionnel comme le foin en plus des aliments bétails industriels qu’elles achètent pour leurs animaux. Pour cela, des jeunes ruraux en ville ont pour activité d’aller ramasser du foin dans la forêt très loin de Bamako et revenir le vendre aux éleveurs. Pour cela, ils parcourent des dizaines de kilomètres en vélo entre Bamako et les villages où ils partent ramasser le foin dans la forêt. Les voir à leur retour, on voit très bien que c’est un travail pénible : parcourir plusieurs dizaines de kilomètres à vélo avec une très grosse charge sur de très mauvaises pistes, des fois en remontant des collines, ce n’est pas chose aisée ! Mais, les jeunes ruraux ne voient pas cette fatigue car ils sont animés d’une seule pensée: travailler et gagner à la sueur de leurs fronts.

Arriver à Bamako avec ce grand tas de foin, il en fait des petits tas et tout est rapidement acheté par les éleveurs en Bamako. Des fois, la demande est supérieure à l’offre. Même si ce sont des petites monnaies qu’il ramasse, le jeune rural économise son argent et retourne satisfait au village à la fin de la saison.

Afripédia, wikipédia pour l’Afrique

Une enseignante apprend l
Une enseignante apprend l”utilisation d”Afripédia à Koulikoro.

Afripédia est la version consultable hors ligne (sans connexion Internet) de Wikipédia, l’encyclopédie numérique. Installée sur un ordinateur, cette version permet d’avoir accès au contenu de Wikipédia sans connexion Internet.  Elle est ainsi adaptée aux conditions de l’Afrique qui a des défis à relever en matière de connexion Internet.

Pour tester sa pertinence et être sûr de sa fonctionnalité, online casino canada j’ai installé Afripédia sur mon ordinateur et je l’utilise quotidiennement. Il est devenu mon outil de recherche parce que cette version me donne les mêmes résultats que wikipédia en ligne. C’est ainsi que j’ai eu l’idée de l’installer dans les écoles au Mali à cause de son importance dans les pratiques pédagogiques, culturelles et réapprentissage.  Je l’ai ainsi installé sur 38 ordinateurs dont 26 dans des écoles à Bamako et sur 12 ordinateurs dans les villages aux alentours de Bamako. Dans toutes ces écoles, les enseignants ont exprimé leur joie d’avoir eu à leur portée, cet outil qui est d’une grande opportunité en matière de documentation à l’école.

Villagesinfos: Le manque de carte d’identité rend difficile la libre circulation des populations rurales

Photo prise sur maliweb.net
Photo prise sur maliweb.net

Chaque année après les récoltes, les jeunes du village partent pour l’exode rural. Garçons et files se rendent en villes et dans d’autres pays pour la recherche de meilleures conditions de vie. Pour être en règle au cours du voyage et en ville, ils procèdent d’abord à la recherche de la carte d’identité aux différentes préfectures de leurs localités respectives. Auparavant, tout était facile et rapide, mais ce n’est pas le cas en cette de guerre où les jeunes ruraux sont confrontés à d’énormes problèmes pour obtenir la pièce d’identité.

Aujourd’hui, pour avoir la carte d’identité, il faut se réveiller très tôt le matin pour faire partie du long fil qui se forme à la prote de la préfecture. Il te faut encore des semaines et des semaines à faire cela pour pouvoir l’obtenir et ce n’est même pas sûr! Le nombre élevé de la demande en même temps s’explique par le faite que ceux dont la carte est périmée, veulent les actualiser avant de se déplacer, ceux qui n’en n’ont pas et qui voyageaient avant sans pièce d’identité ne veulent pas risquer cette année et ceux dont c’est la première fois d’aller à l’exode rural et qui n’ont pas d’expérience veulent strictement se conformer à toutes les règles pour voyager. Ce nombre s’ajoute à ceux d’autres voyageurs comme des commerçants locaux qui vont faire des achats dans les viles.

Beaucoup de jeunes vont-ils rester au village cette? La réponse est oui parce que pire est maintenant qu’il y aurait même le manque de pièce de carte d’identité dans les préfectures et ce serait le même cas dans les commissariats de police à Bamako comme indique cet article sur maliweb.net.  Pour ne pas prendre trop de risques de voyager sans pièce d’identité, beaucoup de jeunes préfèrent rester au village à cause de la crise sécuritaire  que traverse le pays.

La patrouille nocturne est également très élevée à Bamako ces derniers temps. Pour cela, tous ceux qui n’avaient pas de pièce veulent en avoir pour se mettre en règle. Cela a également augmenté le nombre de demandeurs de carte d’identité à Bamako et pour l’avoir, il fallait également se lever tôt le matin et passer la journée au commissariat pour l’avoir et cela pendant des semaines. Maintenant, il y aurait même le manque de pièce de la carte d’identité dans les commissariats  comme dans les préfectures. Ce manque de pièce de carte d’identité dans les préfectures et les commissariats s’expliquerait par plusieurs raisons dont une, selon Fatouma dans ce tweet :

@fatittystar: « un policier m’a expliqué qu’elles etaient fabriquée au canada et que c’etait arreté depuis le coup d’etat »

D’une manière ou d’une autre, celui chargé de ce domaine doit se battre pour débloquer cette situation pour que les populations maliennes circulent librement et en règle !

 

 

Ségou : vol de bétails, une pratique qui inquiète les populations rurales

Dans les localités rurales au Mali, rares sont des familles qui ne possèdent pas de bétails. Les animaux sont pour les membres de la famille et sont vendus pour résoudre les problèmes urgents et pour subvenir aux besoins fondamentaux de la famille : payer les dotes, les impôts, les frais de soin… . Généralement, ces animaux domestiques sont gardés dans des coures aménagées dans un coin de la famille ou attachés à des piqués au milieu de la famille pendant la nuit.

Aujourd’hui, les populations rurales ne savent plus sur quel pied danser pour garder leurs animaux contre les voleurs qui passent tout leur temps à les guetter et les voler dès que l’occasion se présente quand tout le monde dort. Ces vols de bétails deviennent de plus en plus  très fréquents et inquiètent beaucoup les populations rurales.  Même les chiens qui sont les vrais gardiens nocturnes familiaux au village,  souffrent aujourd’hui. Les voleurs utilisent tous les moyens pour que ces chiens n’aient pas le temps d’aboyer et de réveiller les membres de la famille.

Comme preuve, notre chien a failli perdre les yeux la nuit du vendredi au samedi 16 septembre 2012 dans la commune de Cinzana-Gare. Le lendemain matin, nous nous sommes rendu compte que deux grosses chèvres de chez nous ont été enlevées par les voleurs. Nous avons quand même été étonnés que cela puisse se passer sans que notre chien ne réagisse. Du coup, nous l’avons vu couché très moche sur la terrasse. Quand nous nous sommes approchés, nous avons trouvé une très grave blessure au niveau de son œil.  Nous avons tous conclu que cette blessure  est l’œuvre des voleurs avec un lance-pierre. Ce jour, nous avons subit deux affronts : nous n’avons pas retrouvé nos chèvres et nous à présent, notre chien souffre.

Des mesures de sécurité doivent être envisagées pour protéger les populations rurales contre ces vols.