LA RADIO PAR TELEPHONE AU VILLAGE

La radio par téléphone au village est un système constitué de téléphone, de magnétophone, de haut-parleurs  et de cassette digitale servant aux populations rurale, une communication participative publique pendant les cérémonies et les fêtes traditionnelles au village.

Beaucoup de nos populations villageoises habitent de nos jours en ville et dans d’autres pays. Ils ont bien envie, mais pour une raison ou une autre, ils ne peuvent pas se rendre à toutes les cérémonies, à toutes les fêtes traditionnelles du village, même si quelques fois, elles sont des personnes clés de ces évènements.

La contribution depuis des villes, depuis d’autres pays, de nos sacs à savoirs, de la mémoire collective de la société africaine, des détenteurs des traditions africaines, à certaines de nos fêtes traditionnelles, est une nécessité pour bien accomplir leurs rôles de transmission du passé de bouche à oreille, de génération en génération, mais la distance les empêche.

Des pannes surgies en cours de route peuvent empêcher une ou des personnes clés pour un évènement au village de s’y rendre ou d’être en retard.

Ce système de radio par téléphone au village est une solution à tout cela. Il suffit pour chaque personne intéressée, dans le pays ou hors du pays, d’appeler le numéro du téléphone qui fait de la musique pendant la cérémonie au village. Quand le téléphone sonne, la musique s’arrête, le téléphone se décroche automatique et l’appelant est écouté  publiquement par tous en même temps à partir des haut-parleurs accrochés au magnétophone. Les interventions peuvent concerner les salutations publiques, les remerciements, les conseils, des contributions aux explications de traditions aux jeunes générations et autres pendant les évènements qui se passent au village. En cas de besoins de feedback, l’intervenant n’a pas besoin de s’approcher du téléphone. Il parle sur place et l’appelant au bout du fil écoute son intervention.

Le système peut servir également de micro pendant les intervenions des officiels pour une cérémonie. Au village, il n’ya pas d’électricité, il n’ya pas de micro. Ce système peut permettre à beaucoup de personnes, même éloignées, de bien attendre la voix de celui ou celle qui tient la parole.

«La parole s’envole, les écrits restent», a dit un adage. Aujourd’hui, on peut ajouter que la parole reste aussi si on l’enregistre. Alors si une intervention nécessite une répétition pour les populations à cause de son importance, on peut la enregistrer  sur la carte mémoire d’un téléphone et la faire passer publiquement au nombre de fois que nous voulons. Il suffit de donner le numéro concerné lors du communiqué au sujet de l’évènement qui va se passer.

Je trouve le système comme un moyen très approprié d’information sur des évènements nationaux et de sensibilisation sur les grands fléaux en faveurs des localités rurales où les moyens d’informations font défaut.

Pour rendre cet appel accessible à tous, nous aurons besoin avec les opérateurs téléphoniques, d’un numéro gratuit.

Merci à France 24 et à l’Atelier de médias de RIF

Après  l’interview de France 24 sur la possibilité de recharger son téléphone avec la moto au Mali, nous pouvons suivre cette interview sur Atelier de medias de RFI.

“Celui qui t’aide à traverser le fleuve en période de crue est un vrai ami” Ainsi, la diffusion des informations de nos modestes activités de développement est un geste de générosité. Merci

Quand le mythe de l’Internet lie les personnes de bonne volonté, rien n’empêche que certaines choses ne se réalisent, même à l’absence de gros moyens.

Je suis convaincu qu’aujourd’hui, on peut se servir de cette chaine, Internet, qui entoure le globe, pour sensibiliser les populations rurales vers un meilleur chemin de découverte, de créativité, d’information, de communication, de partage de savoir et d’expérience pour le développement durable.

Pour cela, nous avons commencé et nous continuerons à faire de notre mieux, dans la mesure de nos possibles pour la sensibilisation, l’information et la formation de nos populations rurales comme on peut quelques fois noter ici la trace des Toujours Pas sages:

Grâce à aux efforts consentis par Claire en ligne depuis Paris, Albertine Meunier, Caroline, Nadine, Solale qui ont fait le déplacement et moi-même, nous avons pu faire quelques pas dans la réalisation de ce rêve à Ségou ville et Cinzana-gare en été 2009.

Après le lancement de ce projet de rêve d’Internet en milieu rural, les voix se sont croisées grâce au mythe de l’Internet et l’optimisme de @Claireinparis et voila, tout est parti Ils ont découvert Internet, quelques fois même en quittant les champs et même pendant la fête de tabaski ici et ici. Le constat a prouvé que l’Internet est une solution au village. C’est aussi une solution de conservation de notre culture et nos traditions pour les générations futures.

Au cours des va-et-vient entre Ségou et Cinzana en moto sur une distance de 37 km pour suivre les apprenants dans ces deux localités, je ne finissais de méditer. Et cela a donné lieu à cet article : coucher du soleil entre Ségou et Cinzana-Gare.

Ces activités des Toujours Pas Sages se sont tenues pendant les 3 mois de vacances 2009. Les vacances sont finies, nos amis français sont rentrés. Je dois rentrer à Bamako pour la rentrée des classes 2009-2010 afin de montrer le chemin du savoir aux élèves avec la craie sur le tableau. Là, seul, sur ma petite moto Jakarta sur une distance de 240 km entre Ségou et Bamako, je retourne fier. Je retourne fier après cette information et formation des populations rurales à l’utilisation des nouvelles technologies de l’information de te de la communication.

Les choses se sont arrêtées là ? Non, elles ont continué! Elles ont continué parce que si en milieu rural, l’Internet n’est pas connu, il est connu en milieu urbain, mais non utilisé par beaucoup de personnes qui ignorent tout ce que ça peut servir dans leur vie quotidienne. Il faut alors même en ville, montrer aux gens, l’utilité de l’Internet.

L’internet peut bien aider les élèves et les étudiants à réussir dans leurs études et d’autres le découvrent ici.

Les évènements africains et mondiaux comme les Coupes d’Afrique des Nations, les Coupes du Monde, intéressent quelques fois tout le monde. Mais, des fois, tout le monde n’a pas le temps, à cause des occupations au bureau, de suivre ces évènements à la télé ou à la radio. Il faut alors, à travers des blogs, des comptes twitter, donner la possibilité aux gens de les suivre et cela nous a donné cette idée de  formation à la retransmission du foot en direct sur twitter dans les cybers cafés à Bamako.

Internet est très important dans le domaine de l’Education et de l’Enseignement. L’enseignant, c’est le chercheur permanent du savoir pour le transmettre à d’autres comme la poule est infatigable dans la recherche de la nourriture pour les poussins. Si quelques, on n’a pas accès à tous les livres qu’on veut, si quelques fois, il nous manque une idée concrète sur quelque chose, l’Internet est là. Il est là pour donner l’occasion de chercher, d’avoir et de bien servir. Voila, là, une nécessité de former les enseignants à l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication comme ici Atelier de formation des enseigants à la bibliothèque numérique scolaire au Mali.

Comme on dit en bambara : « un seul doigt ne peut pas prendre le cailloux, il faut un ensemble de doigts pour le faire».

Ainsi, nous remercions pour l’occasion, tous ceux qui à Paris et de partout, ont fait des gestes de soutien pour la réalisation de ce projet test. Le projet continue et nous avons toujours besoin des aides en ordinateurs, plaques solaires, appareils photos, téléphones portables, la connexion mobile d’Internet et tout ce qui peut nous servir en matière des NTIC, même d’occasion…

Merci à tous les membres de  Global Voices ,

Alors, pourquoi ne pas faire comme la Fondation Orange Mali pour soutenir ces initiatives afin que le drapeau de l’Internet flotte dans nos villages ?

Merci à France 24

Merci à France 24 pour son interview en français , anglais par rapport à la possibilité de recharge de la batterie du téléphone portable avec la moto . Je pense que dans toutes les localités rurales de presque tous les pays africains, ce problème de recharge de la batterie de téléphone se pose comme on peut le constater ici dans cet article du blog  (Je blogue, donc je suis).  La diffusion de la cette opportunité était nécessaire pour que chacun dans le besoin, puisse en profiter, et, France 24 l’a fait ! Merci à elle !

Le problème qui se pose maintenant est de savoir comment informer et former les localités les plus concernées ? Ces localités qui n’ont pas facilement accès aux informations de ce genre.

Je propose un atelier d’information et de formation des populations rurales dans ce domaine. Joignez-vous à nous pour sa réussite.

La fête de tabaski au village

Si la fête est un grand jour de prière collective, de festin (fête de mouton), de demande de pardon entre les voisins, les femmes en profitent traditionnellement pour se créer de la joie au village.

Les gens ont quitté la mosquée, ils se saluent et se demandent pardon, les enfants tournent déjà autour de leurs mamans pour le port de leurs nouveaux habits,  les gros béliers égorgés sont en train d’être dépouillés par les jeunes, les grosses marmites familiales sont posées sur le feu à l’attente de la viande pour la rendre agréable à manger, le chien couché tout yeux, devient impatient pour frotter ses dents contre les eaux, le coq et la poule s’amusent à côté parce qu’ils savent qu’ils sont trop petits dans la marmite aujourd’hui, du coup, on attend des ha ha ha dans les rues du village, le bruit des femmes!

Cela est une tradition au village, une tradition, mais aussi une manière pour les plus jeunes mariées de se faire aider par leurs ainées, c’est-à-dire celles qui sont mariées dans ce village avant elles.

Les plus jeunes mariées viennent s’adresser à leurs ainées en disant que ces dernières ont trop durer sans donner d’enfants et qu’elles veulent tout de suite qu’elles accouchent. Ces dernières considèrent cela comme un manque de respect de la part d’une génération envers ses ainées. Elles s’occupent tout de suite à la place des premières, à piler, à faire de la lessive et toutes autres activités urgentes de ce jour. Tout cela fini, les plus âgées se déguisent en femmes enceintes et décident d’accoucher, mais les plus beaux pagnes gardés dans les valises des nouvelles mariées.

Elles se dirigent vers la maison de toutes les jeunes mariées une à une. Ces dernières tentent de les contrer. Si elles ont pu, c’est ça. Dans le cas contraire, elles pénètrent dans les maisons, ouvrent les valises et prennent les pagnes qu’elles veulent et les portent. Cette scène est une joie totale accompagnée de chants et de pas de danse dans les familles.  Elles vont dans chaque famille où il y a une nouvelle mariée et cela se passe pendant plusieurs heures. C’est une manière d’effacer toutes les rancunes entre elles et d’établir de nouvelles relations saines. C’est aussi une grande joie pour les beaux parents de voir leurs belles sœurs se taquiner et effacer les anciennes incompréhensions au sein de la famille et dans tout le village.  Leurs maris également sont contents parce que c’est un grand signe d’entente et de collaboration.

Ça se passe comme ça chaque année pendant la fête, mais j’ai ajouté un peu de piment  à celui de cette année.

Au moment où la femme de mon grand frère participait à cette joie, mon frère était pressé pour qu’elle vienne lui montre où se trouve le couteau afin qu’il aille morceler la viande du bélier égorgé. Il a commencé à se fâcher et à murmurer. Du coup, je suis allé chercher ce groupe de femmes du village en leur disant que mon frère s’est fâché contre elles parce qu’elles ont retenu sa femme pendant longtemps. Alors, il doit payer pour ça.

Je me suis mis devant elles jusqu’à côté de mon frère. Elles ont commencé à chanter, à danser en réclamant d’être dédommager par mon frère pour s’être fâché contre elles.  Mon frère a du leur donner 1000 F CFA pour qu’elles aillent !!!

Tout cela va-t-il disparaitre un jour ?

Plus de souci pour réparer son téléphone dans certains villages maliens

Si en ville les téléphones en panne sont très tôt réparés à cause de la facilité de trouvé un réparateur, ce n’est pas le cas au village où on ne trouve aucun réparateur de téléphone. Les populations rurales sont obligées de parcourir des kilomètres, des fois des centaines pour aller réparer leurs téléphones. Cela a tendance à prendre fin dans certains villages maliens comme le cas à Macina avec M. Sylla.

Monsieur Sylla est un réparateur de téléphone installé  à Macina, un village situé à une centaine de kilomètres de la ville de Ségou.

Après un long séjour en Côté d’Ivoire, M. Sylla a préféré s’installé a Macina dans le cadre de son métier.

M. Sylla, pourquoi avez-vous préférer vous installer ici dans le cadre de votre métier de réparateur de téléphone ?

Je suis Malien, mais j’ai duré en Côte d’Ivoire où j’ai appris ce métier de réparation des téléphones portables. A mon retour au pays, j’ai préféré mettre ma petite notion dans ce métier au profit des populations rurales. Aujourd’hui au Mali, il y a partout téléphone portable, en ville ainsi que dans les villages et chacun s’en sert pour ses besoins spécifiques. L’électricité et la réparation de téléphones en milieu rural étant les deux problèmes majeurs, j’ai préféré m’installé ici pour réduire la distance aux populations d’ici et des villages environnants.  Auparavant, les gens partaient réparer ou envoyaient leurs téléphones à la réparation à Ségou, à une centaine de kilomètres de là. Mais aujourd’hui, avec ma présence, je peux dire que cela a beaucoup diminué”

 Dans ce métier au village, quel est le plus gros problème que vous rencontrez ?

Le plus gros problème que je rencontre ici dans ce métier, c’est toujours le problème d’électricité. Pour remplacer certaines pièces du téléphone, il faut du fer chaud pour démonter l’ancienne et monter la nouvelle. Pour chauffer le fer, il faut nécessairement de l’électricité. C’est ce manque d’électricité qui est mon vrai problème ici, sinon il y a des vendeurs de téléphone et de pièce de rechange ici.”

 Alors, comment vous arrivez à vous tirer d’affaire quand il s’agit de chauffer ce fer dont vous avez nécessairement besoin quelques fois?

Je vous avoue que pour certains besoins dans nos villages, il faut de la gymnastique intellectuelle, il faut l’esprit de sacrifice. Nous ne pouvons pas toujours attendre à ce que toutes les conditions soient réunies, il faut commencer et le reste s’en suivra.

Les pièces du téléphones sont très minces, on n’a pas besoin de grosse chaleur pour les décoller. Je me sers de la flamme de bougie pour chauffer mon petit fer et accomplir ces besoins d’électricité. Je me suis toujours débrouillé comme ça. Mais maintenant que l’électricité de Macina vient d’être lancé et mise en marche, je suis sur le point de m’en procurer pour me faciliter le travail.”

 M. Sylla, quels sont les pannes fréquentes que vous constatez ici sur les téléphones ?

Ici, nous sommes au village où les activités champêtres dominent. Si le téléphone n’est pas bien gardé et bien protégés il peut y avoir des défauts de charge ou des défauts causés par l’eau. Le petit trou de charge du téléphone peut être facilement bouché avec de la poussière ou certaines pièces peuvent être enrouillées si le téléphone tombe fréquemment dans l’eau.  Ce sont ces facteurs qui sont à la base de la plupart des pannes que je constate ici.”

Quels conseils pouvez-vous donner à vos clients ?

Je leur dis tout simplement de prendre bien soin de leurs téléphones, de les protéger contre la poussière et l’eau et surtout de ne pas les laisser à la protée des enfants. Le téléphone n’est plus un lux au village, c’est un outil de travail comme en ville.”

Technologie au village : La lampe à double fonction

A la place de la lampe tempête et de la torche à piles, une lampe à double fonction vient s’enraciner au village comme le grand tronc d’arbre au milieu de la place publique. Permettre aux populations rurales d’avoir chacun, de la lumière chez lui et de recharger la batterie de son téléphone est une belle initiative qui leur épargne certaines dépenses en pétrole, en pile et le fait de se déplacer pour chercher où recharger son téléphone. Il s’agit là d’une lampe dotée d’un système de recharge de téléphone.
C’est une lampe qui se recharge avec une petite plaque solaire, une plaque solaire très légère et facile à transporter partout où l’on veut.
“Il suffit de brancher cette lampe à une petite plaque solaire déposée sous le soleil et d’y brancher son téléphone que non seulement tu as de la lumière, mais aussi ta batterie est rechargée. La lampe vient déjà avec le chargeur de plusieurs marques de téléphones dans son carton”, explique un propriétaire de cette lampe.

“C’est un projet de soutien à la culture de plantes de production biologique qui aide les membres de ses zones d’activités avec cette lampe pour leur faciliter le problème de lumière et de recharge de téléphone. On la paie par tranche à notre tour” ajoute-t-il.

“Au Mali aujourd’hui, c’est le seul projet distributeur et sauf les populations des zones d’activités de ce projet bénéficient de cette initiative pour le moment,” précise le représentant de cette lampe solaire dans ce village entre Markacougo et Fana sur la route de Ségou.

Je souhaite que la condition d’attribution soit revue pour que tout monde puisse l’avoir à cause de sa nécessité dans toutes les localités rurales au Mali.

Technologie au village: plus de souci pour recharger la batterie de son téléphone

Aujourd’hui, dans beaucoup de localités rurales au Mali, les gens possèdent des téléphones, mais le problème de la recharge de batterie se pose à cause du manque d’électricité dans les villages. Tous les téléphones sont rechargés chez ceux qui détiennent des plaques solaires ou des groupes électrogènes, ce qui fait que certains téléphones ne se trouvent pas toujours allumés et pour cela, les villageois peuvent manquer des appels. Ce problème est résolu avec la possibilité de recharger sa batterie avec la moto.
Certaines personnes ont toujours leurs téléphones rechargés à cause de cette innovation très favorable aux populations rurales” explique Fatoumata qui a une moto Jakarta et qui pratique ce système de recharge de téléphone.
“Je n’ai plus de souci pour recharger la batterie de mon téléphone. Il suffit de le brancher à la batterie de la moto pendant quelque temps et c’est rechargée”, précise-t-elle.
“Il ne faut pas brancher son téléphone au moment où la moto est en marche, il faut toujours le faire quand la moto est arrêtée et éteinte, sinon le téléphone risque de s’éclater”, donne -t- elle ce conseil.
“Mieux vaut recharger son téléphone pendant la nuit, au moment où on ne part nulle part. Là, la journée, on peut faire ses cours à la moto et on reste avec son téléphone bien chargé. Cela nous évite d’être sur répondeur et de manquer des appels”, ajoute Fatoumata.

Des chargeurs appropriés se trouvent au marché pour ça. Selon Fatoumata et selon le test que j’ai fait, voici comment ça se passe avec la Jakarta. La batterie de la Jakarta se trouve sous la selle. Donc, on soulève la selle de la moto et on a accès à la batterie. Le bout du chargeur déjà branché au téléphone, on branche la pince rouge à un tout petit fil rouge de la batterie de la moto et l’autre pince noire du chargeur est branchée à une partie quelconque en fer de la moto sous la selle. Si c’est bien branché comme ça, on voit tout de suite apparaitre le signal de la recharge du téléphone.

Je trouve cela une très belle innovation en milieu rural. Elle vient éradiquer le très grand problème de recharge de la batterie dans les localités rurales et évite aux villageois d’être sur répondeur et manquer des appels.

Les béliers de Ramadan au Mali

Il est recommandé à chaque musulman ayant le moyen, d’égorger un bélier pour la fête de Tabaski. Aujourd’hui, les marchés de bétails de Bamako sont pleins de béliers. On rencontre les commerçants détaillants de béliers dans les rues de Bamako. Mais la question qu’on se pose est de savoir si les familles à faible revenu pourront s’en procurer à cause du prix élevé des béliers en ville. Au village, le mouton coute plus moins chers et chaque famille a déjà eu le sien. Les unes ont acheté les leurs, les autres ont élevé pour ne pas trop dépenser à l’approche de la fête.
Bonne fête à toutes et à tous.

Bloguer avec son téléphone depuis le village Mali

Bonsoir à tous, ceci est un essaie pour savoir si on peut bloguer sur son portable avec 3G au Mali. Vous m’excuserez pour certains caractères et si l’article devient lisible, je peux dire que mon initiative de journalisme citoyen est à moitié résolue! Je répète que des choses sérieuses se passent dans les villages et qui doivent être connues. Bloguer sur son portable n’est-il pas une solution si j’arrive à avoir des téléphones d’occasion compatibles avec 3G? Alors, si vous arrivez à lire cet article, partagez-le et faites-nous dons de vos téléphones que vous n’utilisez plus. Ils seront remis dans les villages pour nous faire part de leurs activités quotidiennes sur les blogs. Si oui, contact @ClaireInparis, @fasokan. Oui, les villages doivent être concernés par le domaine des NTIC !

Le cheval, symbole de la royauté en Afrique

 

La plus grande considération accordée aux chevaux en Afrique ne date pas d’aujourd’hui. Autrefois, moyen de transport de certains rois, monture des guerriers lors des conflits inter-royautés, les chevaux occupaient une très grande place dans notre société. Ils étaient également le moyen de transport pour les grands marabouts et leurs disciples pendant leurs voyages entre les contrées.

Dans les familles royales, un groupe d’hommes s’occupait de l’entretien des chevaux et on appelait d’ailleurs en  bambara les sofas (ceux qui nourrissent les chevaux). Dans les familles de marabout, les disciples ou les esclaves s’occupaient de ces entretiens. Les chevaux comme ça, étaient utilisés pour tous les déplacements et casino on leur accordait une très grande considération parfois même divine.

Même si nous ne sommes plus à une époque de royauté, même avec l’existence des moyens de transport modernes, les mêmes considérations sont à présent accordées aux chevaux dans notre société. Certaines vieilles personnes, certains marabouts utilisent à présent les chevaux comme moyen de transport. A cause de l’estime et la considération divine qu’on leur accorde, on trouve des chevaux dans beaucoup de familles maliennes. Ils sont toujours bien entretenus, bien traités et leurs places est toujours bien nettoyés par les enfants de la famille. Dans beaucoup de contrées rurales, les chevaux, bien maquillés, sont là pour amuser les gens pendants les cérémonies de rencontre du Présidents, des Ministres et des grandes personnalités étrangères.

Comment en finir avec cette idée d’attente de l’assistance étrangère ?

Où se sont cachés les sens des proverbes de nos grands sages africains ? ” Si tu veux inviter les autres à t’aider à tuer ton serpent, que toi-même, tu ailles vers la tête” a-t-on toujours appris auprès des sages.  Ce proverbe n’a d’autre sens que de nous montrer qu’à chaque fois que nous voulons l’aide des autres, qu’on montre d’abord notre volonté et notre capacité dans ce qu’on veut entreprendre.

Voici l’école d’un village situé très loin de Bamako. Toutes les populations aiment envoyer leurs enfants à l’école, c’est pourquoi ils ont construit cette école en hangar dans laquelle les enfants vont apprendre. C’est une très belle initiative parce que ça contribue à élever le taux de scolarisation et à raccourcir la distance pour les enfants. Ces initiatives aident également  les autorités en charge de l’éducation dans d’élever le taux scolarisation au Mali. Mais je pense que, même si c’est ce n’est pas facile de construire des écoles en dure, dans une localité où on n’achète pas le banco et le bois, on peut construire des salles de classe en banco qui durent plus longtemps que  ces pailles qui s’envolent à chaque qu’un vent violent se présente ?  

Les villageois qui étaient retissant autrefois à l’envoi des enfants à l’école, ne cachent pas que leur veux c’est que tous les enfants soient à l’école aujourd’hui, mais sans aussi cacher qu’ils attendent les aides extérieures pour cela Je crois que nous jeunes, bras valides dans les villages, devons nous réunir, pétrir le banco, faire des briques pour construire de très jolies écoles dans nos villages pour nos frères, sœurs et enfants avant notre tour de construction d’école par les autorités et les ONG.