La Djakarta a diminué le retard des élèves

Le retard est l’un des ennemis jurés de l’élève. Le cours n’attend pas l’élève, mais c’est à l’élève de suivre le rythme du temps pour être toujours à l’heure en classe pour ne pas perdre des explications du maître. Il y a dix ans au Mali, au moment où la moto chinoise Djakarta n’était pas à la portée de beaucoup de personnes, que l’une des raisons du retard de l’élève pouvait dépendre du manque de moyen de transport pour être à l’heure à l’école.  Les véhicules de transport en commun existent partout. Je ne parle pas des taxis qui sont super chers pour un élève, mais des SOTRAMA (Société de transport malien) dont le chauffeur et l’apprenti se lèvent au premier chant du coq, étaient les seuls espoirs pour ceux qui veulent se rendre très vite le matin de bonne heure en ville.  Malgré l’abondance des SOTRAMA à Bamako, le problème de retard des élèves se posaient toujours à cause du nombre de populations qui se rendent en ville le matin.

La Djakarta, la moto la plus populaire au Mali aujourd’hui, dans les villes et dans les villages, qui file vite et consomme moins, est venue résoudre le problème de retard des élèves qui l’ont déjà achetée. On voit toujours des élèves à pied pour rejoindre leurs écoles, mais beaucoup détiennent également la Djakarta à Bamako pour se rendre à l’heure à l’école. Cela se justifie par le nombre d’élèves qu’on voit sur les motos les matins, midis et soirs avec leurs sacs aux dos et pendant les heures de cours, les parkings sont également bourrés de motos.

La lune, l’ami des enfants au village

Le jour et la nuit sont presque les mêmes pour les enfants de la ville. Soleil le jour, les ampoules la nuit, les enfants en ville ne remarquent presque pas la lumière de la lune sauf en cas de coupure d’électricité. Ce n’est pas le cas au village où les enfants, depuis à bas âges, contemplent la lune pour se rassurer quand est-ce la lumière va remplir le cercle que la lune s’est tracée autour dès le premier jour.

L’enfant au village, sans avoir besoin de calendrier, sait qu’il doit s’amuser dans la lumière la nuit pendant 15 jours.  Pendant ces 15 jours de claire de lune, le village est très bruyant sur la place du village par les enfants dans leurs jeux. A la fin du repas le soir, tous les enfants du village se retrouvent sur la place publique.  Au moment où les filles chantent et dansent, les garçons jouent aux jeux de cache-cache. L’un d’entre les petits garçons, pour taquiner les filles, vient se mélanger en elles et, soudain, on attend des “bas, bas, bas, bas” sur le dos du jeune garçon comme si quelqu’un est en train de battre un âne étranger voulant s’abreuvoir dans la grande jarre familiale. Tous ces coups, le jeune garçon, le gentleman, les accepte et tout cela pour montrer qu’il est le seul pouvant taquiner les filles et accepter les conséquences.

Quelques fois, quand les coups deviennent trop durs pour lui, le gentleman crie comme si un gros caillou vient de tomber sur ça tête. Il pleure, la batail commence entre la fille et le garçon et soudain, la maman de celui qi a crié apparait au milieu des enfants comme si elle y était il y a longtemps. Les jeux, les chants, la danse s’arrêtent et la justification commence entre les deux querelleurs. La sage femme, la mère du petit garçon, écoute tout le monde même si elle ne comprend rien dans ce brouhaha crée par les enfants où chacun veut parler en soutenant son ami(e). La sage mère, la mère de tous ces enfants sur place selon la société et la tradition, conclu par donner des conseils aux enfants et rentre se coucher chez elle. Ce conseil ne suffit pas parce que quelques minutes après, une autre fille crie: “mes yeux, mes yeux, il a mis de la poussière dans mes yeux” et le pleure  s’accompagne d’injures à l’intention d’un autre jeune garçon et du coup, on voit une très vieille dame se diriger vers les enfants comme un canard qui cherche ses petits. C’est la grand-mère de la petite fille qui a crié. Elle vient à trois pattes, deux jambes et un bâton. Elle tente de crier fort, mais l’âge a déjà donné repos aux mâchoires et la langue dans la bonne articulation des mots et les yeux ne peuvent plus bien voir. Elle ne cherche pas à comprendre. Elle cherche à taper tous les enfants et pour cela, en soulevant sa troisième patte, elle titube, les enfants se cherchent et rient d’elle et la guerre infantile est terminée. les jeux recommencent. Avec une injure à l’adresse de ses petits enfants, grand-mère, avec ses cheveux tout blancs comme un champ de coton mûr,  rentre et les enfants créent automatiquement une chanson qui accompagne sa démarche.

Pendant ces 15 jours de bruits, de jeux, de querelles et de joies avec les enfants, nous pouvons dire que “nos mères” dorment très tardivement parce que chacune, même couchée, veille sur nous  et nous contrôle par télépathie. Je dirais télépathie, parce qu’il suffit d’un moindre crie d’une petite fille ou d’un petit garçon parmi nous pour que sa maman apparaisse au milieu des enfants comme si elle était là-bas depuis longtemps. Je me pose toujours la question de savoir comment nos mamans arrivent à identifier nos voix depuis que nous sommes tout petits.

A une heure avancée de la nuit, les enfants décident de rentrer à la maison et un chant annonciateur de la fin des jeux prouve du coup aux parents que les enfants vont venir se coucher bientôt :

“Poussière de jeux, quitte mes pieds, poussière du sommeil, accompagne moi au lit”.

Les petites filles chantent ce morceau en chœur, en sautant et chacune se dirige vers chez elle. Du coup, on dirait que le moteur du jeu des jeunes garçons s’est arrêté ! Chacun, moisé, prend son vieux boubou qu’il avait déposé sur le mirador et se dirige vers la chambre de sa maman pour aller se coucher. Ils donnent tous au revoir à la claire de lune jusqu’au lendemain nuit.

A suivre pour ce qui se passe quand il fait obscure, c’est à dire, la deuxième quinzaine du mois où il fait très sombre.

Brève: charbon et gaz, lequel est profitable aux populations?

Pour la préparation des repas familiaux, surtout dans les grandes familles, avons nous commencé à chercher à savoir lequel est profitable aux populations entre le charbon et le gaz?
Je propose qu”on fasse une analyse dans ce sens dans la mesure le charbon devient de plus en plus casino online cher, la coupe du bois cause des dégâts dans nos forêts.
Attendez-vous à un résultat à la suite de l”analyse qu”on va faire dans ce sens.

Certaines pratiques sociales seraient à la base des corruptions

Je ne parle pas ici des grandes corruptions, des grands détournements de fonds publics, je parle ici des multitudes de mains en mains qui se pratiquent quotidiennement dans les bureaux. La fréquence des demandeurs dans les bureaux peuvent quelques fois pousser les chefs à dépasser leurs limites pour satisfaire la requête des demandeurs. Cette pratique de rendre visite aux chefs dans les bureaux pour sortir avec quelques billets en main devient un phénomène qui prend de l’ampleur dans nos services et serait probablement une des raisons des petits détournements de fonds publics.

Le fonctionnaire salarié travaille pour joindre les deux bouts du mois, peut-être qu’il y a même des mois où il se trouverait dans les difficultés de pouvoir subvenir à ses propres besoins familiaux, c’est lui qui le sait ! Le demandeur pense que l’autre a la poche toujours pleine parce qu’il travaille dans un bureau climatisé, il est toujours bien habillé, il est sur une jolie moto ou dans une belle voiture. Alors, il est en bonne position de pouvoir l’aider et s’il ne le fait pas, c’est qu’il refuse et ainsi, on le qualifierait de méchant, d’insensible aux problèmes sociaux des gens, de hautain et on l’attend au tournant parce qu’on dit bien en bambara que tous les jours ne sont pas égaux pour l’homme. Il y a des jours où tu es grand, il y a également des jours où tu petit. Ce serait la crainte des diffamations, de ces mauvaises qualifications nbso online casino reviews et réputations non vérifiées qui pousseraient certains chefs à dépenser au dessus de leur avoir.  

L’équation de ce problème n’est pas facile à trouver car on dit en bambara : “d’une part, la viande est trop dure et d’autre part, le couteau n’est pas tranchant” Alors que faire ?

L’un se sert du poids social pour pousser l’autre à faire quelque chose qui dépasse ses moyens et l’autre, craignant les conséquences de la position qu’on va garder contre lui parce que sa position dans l’avenir lui est inconnu, s’efforce, quelque fois en touchant l’argent public, pour satisfaire le besoin posé. Cette petite corruption ignorée de beaucoup de 1000 F, 2000 F, 5000 F retirés dans les bureaux serait la faute de qui, le demandeur, le donateur, ou le poids social?

Certains demandeurs n’auraient d’autres occupations que de se promener entre les services pour poser des problèmes afin de soutirer de l’argent et on attend bien certaines d’entre elles dire : « j’ai bien demandé parce que c’est l’argent du pays, on ne peut pas les laisser seuls tout bouffer »

Certains donateurs, après avoir donné satisfaction aux demandeurs disent : “Tu vois, c’est toujours comme ça. Ils pensent que nous avons toujours les poches pleines et si on ne le fait pas, ils vont nous gâter les noms”  Là, est-ce par volonté ou une obligation. On ne parle pas comme ça après une aide réalisée avec volonté et si c’est par obligation, ce serait une obligation imposée par le poids social sinon le demandeur se voit toujours inferieur à celui avec qui il demande.

Suite à ces constats et à ces analyses, je me suis toujours intérieurement dit que certaines petites corruptions qui rongent petit à petit le fonds public, sont quelque part causées par nous-mêmes, les demandeurs.

Je ne dis pas de ne pas demander, je ne dis pas de ne pas satisfaire aux demandes, parce que parmi eux, certains se trouvent effectivement dans le besoins et méritent d’être soutenus, mais il est temps de faire une sensibilisation par rapport à ce phénomène grandissant afin de limiter les dangers que ça peut créer aux donateurs et involontairement à l’économie du pays.

Bamako dans l’ambiance de la fête de fin d’année

Bonjour à tous, la fête de fin d’année commence à Bamako. L’ambiance créée par la vente et l’achat des poulets bat son plein dans la capitale malienne. La plupart des jeunes de gré ou de force, ont déjà financé la tenue de sortie de leurs âmes sœurs.  Ceux qui n’ont pas encore les moyens, pour ne pas perdre leur dulcinée, le front mouillé de sueur, continuent à se battre pour voir de l’argent de crainte de ne pas perdre leurs compagnes.

Aujourd’hui, presque chaque fille qu’on voit passer a en main, un gros sachet et ne pourrait contenir que des robes et des chaussures. Chacune, financée par son partenaire, veut se rendre la plus belle fille de la capitale. Le marché est également plein des filles dont les partenaires n’étaient pas encore en possession  d’argent pour satisfaire leurs besoins. Au moment où certaines filles se trouvent sans souci parce qu’ayant tout déjà, certaines filles, les yeux rouges, trainent encore derrière leurs partenaires pour avoir de l’argent promis. Le grand jour, jour joie, jour de pleurs, jour de souci et jour de rire : Oh, la fête de fin d’année !!!!!

LOL!!! Fête de fin d’année, fête de souci également pour certains jeunes qui n’ont pas le moyen d’habiller leur compagne Oui, c’est une journée chargée et l’embouteillage est crée partout: les routes, les marchés, les boutiques et les salons de coiffure !

Et, les plus jeunes qui ne connaissent pas tout cela, se moquent de ceux qui sont soucieux. Eux, les plus jeunes, s’occupent de comment se faire un peu de sou pour l’occasion comme on voit ces deux garçons à la vente de cadeaux de fête. Mais eux aussi, certains d’entre eux se soucient encore de leur affaire de cotisation pour les poulets !!!

Aujourd’hui, Journée chargée, journée de coup de téléphone, journée de répondeur par ceux qui ont menti à leurs copines et vis-versa   Oui, on dit en bambara “n da tè kuma na” (tout cela ne m’intéresse pas) !!! car je tiens toujours à appliquer les sagesse que j’ai appris avec les sages à travers les proverbes : “Quand tu veux faire atteindre un lieu avec ta peau où elle ne trouve, ça se déchire et devient la proie des termites” fin de citation”.

Aujourd’hui, journée de joie, journée de pleurs, faites attention hein!!!!   Il ya déjà de ces jeunes qui veulent aider les anges à tirer le soleil vers son hôtel de nuit!!!!   Attention, il y a aussi ceux qui, filles ou garçons, seront plaqué (es) comme on dit ici à Bamako. Il sa’gira des filles, qui, même après être financées par leur partenaire, ne le voit pas cette nuit parce qu’il sort selon lui, avec une autre plus jolie que toi !!! LOL

Il y a aussi de ces jeunes qui, après s’être battus corps et âme pour financer une fille afin d’être à la compagnie de la plus belle fille de la capitale dans les boites de nuit, se trouve plaqué parce que la fille sort avec un autre ange !!!

Si le répondeur un sac d’appel téléphonique, il serait rempli d’appels manqué !! Ce soir, une nuit de : ” Vous êtes sur le répondeur de…. Veuillez laisser un message” LoL, la technologie répond à la place des humain ce soir !!!

Je tiens à préciser que ça ne se passe que ce côté ici hein, il ya de beaux couples qui se comprennent bien, qui s’écoutent, qui se complètent et s’amusent dans la joie !

Il y a également de très belles choses qui se passent ici à l’occasion de cette fête de fin d’année, le temps va nous dire plus.

Merci et bonne fête de fin d’année !!!!

Fête de fin d’année, fête de poulets à Bamako

Si  la fête de Tabaski est la fête de moutons au Mali, la fête de fin d’année peut être considérée comme la fête de poulets. Les premiers signes de la fête de fin d’année se constatent par le mouvement qui se crée avec les poulets à Bamako.

Les marchands, pour avoir un stock de poulets se rendre en avance dans les villages pour s’approvisionner en poulets qu’ils viennent vendre très chers. A chaque entrée de la ville, nous voyons les deux côtés des voitures de transport interurbains et des motos chargés de poulets.

Quelques jours avant le 31 décembre, Nous rencontrons des marchands de poulets partout à Bamako : Au marché, dans les rues et sur les trottoirs parce que certains paysans profitent également de l’occasion pour se faire de l’argent. Malgré la hausse de prix des poulets pour cette occasion, tout le monde préfère en avoir même si on peut avoir des kilos de viande moins chers. Pour avoir beaucoup de poulets à moindre coût, certaines personnes en ville préfèrent aller acheter des poulets jusque dans les villages. C’est pourquoi, depuis hier, nous voyons des voitures personnelles et des motos bien chargées de poulets. Par communication téléphonique également, nous entendons certain dire: « même si les poulets sont à 2000 F CFA au village là-bas, il faut les acheter car ça sera le double ici à Bamako. » Ce mouvement autour des poulets crée aussi une ambiance qui annonce déjà les premiers pas de cet évènement annuel.

25 proverbes bambara, mes cadeuax villageois de nouvel an!

Les proverbes sont très précieux en Afrique. Les vieilles personnes les utilisent beaucoup et, comme la plupart des apprentissages traditionnels en Afrique, les proverbes sont oralement transmis de bouche à oreille et de génération en génération.  Ils entrent dans le cadre de la formation du jeune enfant qui s’en sert comme repères dans des situations qui vont se présenter à lui au cours de sa vie.

Je vous offre comme cadeaux de fin d’année, ces 25 proverbes en souhaitant à toutes et à tous, bonne année 2011.

“Quand tu vois les yeux tourner dans la masse, ils cherchent des connaissances”

“Quand tu vois la langue circuler entre les doigts, si elle ne cherche pas le sel, elle cherche l’huile” (Chez nous au village, on mange avec la main)

“Deux personnes malignes ne peuvent pas dépouiller le diable car personne ne veut aller vers la tête”

“Le lièvre aime habituellement courir, quand on lui annonce que la case de sa belle mère a pris feu, il a l’intention de prêter une cinquième patte”

“La manière d’accueillir l’invité à table lui permet de bien manger ou pas”

“Quand l’inviter prend l’éventail parce que le repas est chaud, le propriétaire du plat doit faire souffler le vent”

“Deux oiseaux à longs becs ne peuvent pas se nettoyer les yeux”

“Quand tu tue ton chien méchant, le chien méchant d’autrui  te mord”

“Dire que l’aveugle est intelligent et qu’il marche dans les rues du village sans guide, ce serait le village où il est né et a grandit”

“Echanger une chèvre contre une autre, c’est qu’une d’entre elles est porte-malheur”

“Fais-moi voir met le curieux en retard”

“Quand on envoie le coq chercher de la viande, s’il ne l’a pas eue, ils est lui-même de la viande”

“Si tu vois que tu décides de ne pas manger ton couscous pendant le voyage en groupe, c’est qu’un de tes voisins partage le sien avec toi”

“On peut retirer sa main de la main d’un lépreux, sans guerre”

“Celui dont tu soignes les dents, croque tous tes arachides “

“Un seul doigt ne peut pas soulever le cailloux, c’est l’ensemble des doigts”

“Le chien de la jeunesse court vite, mais le chien de la vieillesse connait mieux la forêt que lui”

“L’étranger a de gros yeux, mais il ne voit pas loin”

“Le village appartient au chef de famille, mais je veux mourir ce soir fait ce qu’il veut”

 “Quand on va en brousse avec un sourd, s’il fuit, ne t’arrête pas parce qu’il n’a pas entendu, il a vu”

“Je n’aime pas ceci, j’aime cela, c’est qu’on t’a montré deux”

“Le groupe qui se dirige chez le chef de famille, ça ne vaut pas la peine que le fils du chef de famille se mette au mur pour les regarder venir”

“Sous l’orage, chacun s’occupe de sa propre tête”

“Si on ne tolère pas la vache pour le lait du matin, on la tolère pour le lait du soir”

“Le nerveux ne peut pas manger le repas chaud  à sa faim”

 

Petit élevage, système d’épargne au village

Si dans les villes, on fait de l’épargne dans les banques, le petit élevage constitue le système d’épargne au village. Rare sont des familles maliennes où on ne constate pas l’élevage de chèvres, de moutons et de poules. Ce petit élevage sert d’économie aux populations rurales.  A l’issue des petites activités de revenues qu’ils mènent quotidiennement, après les dépenses quotidiennes, hommes et femmes, chacun s’efforce à faire une économie pour s’acheter des animaux qu’ils élèvent. Cela constitue pour eux un système d’épargne parce qu’il est plus facile est plus facile de garder les animaux que de l’argent en espèce.

Cet élevage se fait de façon collective au sein de chaque famille et chacun en cas de besoin urgent, vend un de ces animaux pour arranger ses besoins.   Une partie de cet élevage appartient collectivement à tous les membres de la famille et sont achetés avec l’argent obtenu après la vente de quelques sacs du contenu du grenier commun.  Ces animaux collectifs servent d’économie familiales et sont vendus pour résoudre les problèmes collectifs de la famille : impôts, dotes, soins, et autres petites dépenses. Ils servent également de viande lors des baptêmes, des mariages et d’autres cérémonies familiales et aussi pour bien accueillir un ami venu en visite et des griots pendant leur séjour.

Ces animaux ne sont pas vendus pour n’importe quelle occasion, mais pour des problèmes spécifiques, urgents et nécessaires car on dit bien en bambara : “manger l’héritage petit à petit vaut mieux que de faire un seul grand jour de festin”. Pour cela, on fait toujours recours à la poche à chaque fois qu’on peut se passer de ces animaux. Dans le cas contraire, ils sont là pour et sont vendus ou égorgés.

Les activités de revenue des vieilles personnes au village

Les vieux, au-delà de leurs rôles d’éducateurs, de conseillers, de gardiens des traditions, de culture et de bonnes pratiques familiales et sociales, mènent des petites activités de revenue au village  pour subvenir à leurs petits besoins.

Les vieilles personnes, après avoir accompli leurs devoirs de construction familiale, se reposent à l’ombre des arbres qu’ils ont plantés. L’impitoyable vieillesse a tapé à leurs portes pour leur rendre la peau ride, la chair a disparu, les ligaments ne sont plus solides pour leur permettre d’accomplir ce qu’ils regrettent de n’avoir pu faire pendant la jeunesse.

Le moment est arrivé chez eux de savoir que la jeunesse croit avoir tout dans l’avenir, mais que la vieillesse est impitoyable.

Ne pouvant plus manier la houe au champ comme d’habitude car le corps ne leur permet plus, ils restent à la maison pour mener des activités de revenue pour alléger un peu le fardeau de ceux qui les prennent en charge, je veux dire leurs enfants. Ils font des cordes à base d’écorce de baobab ou de vieux sacs qu’ils envoient vendre au marché ou qu’eux mêmes se débrouillent par charrette ou à dos d’animaux pour aller les vendre au marché. Cette rencontre au marché est égalemnt une occasion pour les vieux d’échanger et de causer sur les bons souvenirs passés. Ces cordes servent à attachés les animaux domestiques comme les moutons, les chèvres et les bœufs. Ils se servent des petites sommes reçues dans ces activités pour acheter de la kola, du tabac ou pour faire des petits cadeaux à leurs petits enfants.On entend généralement les vieux dires :

quand je passe deux jours sans rien faire, je me sens courbaturé.

 Nous pouvons alors dire que ces activités constituent aussi du sport pour les vieux, même s’ils ne le savent pas concrètement.

Les termites, exemple concret de dur labeur et de persévérance

L’analyse des activités quotidiennes de certains petits insectes peut nous servir dans notre vie. Chacun de nous, d’une manière ou d’une autre, fait un retro sur sa conduite, son mode de vie, sa compétence et son talent pour en corriger les défauts et envisager des perspectives. Généralement cela se passe en se référant sur une personne que l’on apprécie et c’est d’ailleurs le facteur avantageux du film, du théâtre, de la lecture et du voyage.  Les termites, les infatigables petits insectes nous servent d’exemples de dur labeur et de ténacité.

Les termites, êtres vivant plusieurs millions de fois si je peux le dire, plus petites que l’homme ne se lasse jamais de travailler. Si la nature devait gratuitement nourrir, ce serait ces êtres dont les activités sont négligées par l’homme, même si en bambara on dit : “l’éléphant est tombé, ses pattes sont cassées, le termite est tombé, ses pates sont cassées. C’est le poids de chacun d’eux qui a cassé ses pattes”.

Du matin au soir, nous voyons les termites alignés les uns après les autres. Les uns partent, les autres reviennent. Ceux qui partent vont chercher, ceux qui reviennent viennent avec. Il s’agit de la nourriture. Ils passent les journées à ces va-et-vient sans se lasser.  Ils mangent, ils font des provisions parce qu’ils ne savent pas ce qui va se produire demain et qui les empêchera de sortir et d’avoir à manger. Si le chemin des termites doit passer par une colline, ils la montent pour arriver à leur fin.

Si les termites, des millions de fois plus petits que l’homme doit travailler pour vivre, qu’est-ce que certains d’entre nous attendent pour savoir que ne pas travailler, c’est être un fardeau pour d’autres? Qu’est-ce qui empêche certains d’entre nous de savoir que seul le travail libère l’homme ? Que seuls nous sont donner gratuitement respirer et dormir ? Que comment ces petits insectes travaillent et que l’homme peut vivre sans travailler ?

Si les termites, sans se détourner de leur chemin même pour une colline, pourquoi certains d’entre nous se découragent vite et laissent tomber avant d’atteindre leurs objectifs ?

Ne pouvons-nous pas aussi aller jusqu’au bout de nos efforts dans tout ce nous entreprenons comme activités et s’assurer d’abord que ça ne peut pas aboutir avant de les laisser tomber. Je pense que cela vaut mieux que de commencer mille choses en même temps et ne pas aboutir au résultat final d’aucune d’entre elles.

Hausse de prix chez nous, conséquences de la crise ivoirienne ?

Si le feu de brousse n’a pas pris fin, un criquet ne doit pas aller rendre condoléances aux parents d’un autre”, a dit un adage bambara. Cela devient le cas des pays frontaliers avec la Côté d’Ivoire notamment le Mali qui importe beaucoup de ces produits à partir de ce pays. 

Le prix de certains produits a commencé à grimper au Mali et cette hausse de prix serait les conséquences des conflits ivoiriens dans notre pays selon les uns et les autres.   Beaucoup de malien ont commencé à s’inquiéter par rapport à cette hausse brusque de certains produits au marché, dont il est difficile de nous en passer quotidiennement. Il s’agit du sucre et de l’huile qui sont beaucoup utilisés dans la préparation des repas quotidiens.

Le sac de sucre qui coutait 26.000 F CFA avant le conflit ivoirien est aujourd’hui à 30.750 F CFA et la barque d’huile qui était à 130.000 F CFA est allée à 210.000 F CFA selon un commerçant du marché.

Le kilo de sucre qui se vendait à 500 F CFA se trouve aujourd’hui à 650 F CFA dans beaucoup de boutiques à Bamako. Le litre d’huile qui se vendait à 800 F CFA est monté à 1100 FCFA.

On parle beaucoup de cette hausse de prix au Mali aujourd’hui et c’est LA UNE des femmes de ménages. Selon elles, elles ne savent pas comment s’arranger au marché avec les frais de condiments qui leur est habituellement donné. La question qu’on se pose, c’est de savoir si cette hausse de prix sera momentanée ou continuel.