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Les membres du jury. (Images prise sur le site de Bobs.)

Le jury des BOBs, composé de blogueurs, militants du net et spécialistes des médias, s’est réuni pendant une longue journée pour débattre des candidats retenus pour la finale dans les six catégories mixtes. Nous sommes maintenant fiers de vous présenter leurs lauréats: (Texte tiré sur le site de Bobs où vous retrouverez tout le résultat de cette édition 2012).
La nouvelle est tombée le mardi 2 mai 2012 ! J’ai aussi le plaisr de vous informer à mon tour que mon blog Fasokan en Bambara-Français, a remporté le “Prix spécial Education et Culture” de cette édition 2012 et de partager avec vous, cette joie qui m’anime aujourd’hui. Pour l’occasion, je remercie tous mes lecteurs et tous ceux qui ont laissé leurs occupations pendant des minutes pour voter pour Fasokan. Je remercie et félicite également Deutsche Welle d’avoir mis en place cette initiative ainsi que les membres du jury.
Je souhaite qu’un jour, avec tous les efforts déployés autour du développement et de la promotion des langues africaines, elles se retrouvent jour parmi les différentes langues dans lesquelles le concours Bobs se tient : allemand, anglais, arabe, chinois, espagnol, farsi, français, néerlandais, portugais et russe.
Je remercie infiniment la grande famille de Global Voices francais et rising voices qui a trouvé une bourse pour soutenir le matériel et les premières formations. Je n’oublie pas également l’initiative Toujours Pas Sages à partir de laquelle tout a commencé en 2008 dans les villages maliens.
Cette version de Bobs est également une joie pour notre famille de Mondoblog de RFI dont je remercie infiniment les membres. Kamer Kongossa, également membre de Mondoblog, est lauréat de la version 2012 de la catégorie ‘Meilleur blog en français’ avec son blog http://kongossa.mondoblog.org/.
Toutes mes félicitations à M. Kamer Kongossa, à tous les autres gagnants et à tous ceux qui ont postulé à ce concours. Pour ceux qui n’ont pas encore tenté, je les invite à tenter leur chance dans les prochaines éditions car Bobs est sans frontière et le concours ne tient pas compte de localités de résidence. Sion, le village de Fasokan est carrément loin de l’Allemagne !
La bonne nouvelle est tombée au moment où notre pays, le Mali, traverse une grande crise politique, militaire et de rébellion. C’est pour quoi, je vous demande de me permettre de dédier ce prix «A L’UNITE ET A LA PAIX AU MALI.»
C’est également une occasion de remercier toutes celles et tous ceux dont les soutiens, les encouragements et le partage d’expérience en matière de TIC n’ont pas fait défaut.

 

une photo de la rue de Bamako sous la poussière.

Les populations de Bamako se sont réveillées ce matin, dimanche 29 avril 2012, sous un drap de poussière qui recouvre toute la ville. Partout c’est de la poussière jaunâtre réduite la visibilité, rend la respiration un peu difficile et fait mal à gorge sans oublier qu’il suffit de sortir dehors pendant quelques minutes pour être recouvert de poussière comme des objets qui s’y trouvent. Pas seulement Bamako, beaucoup d’autres localités comme Ségou vie cette poussière aujourd’hui selon une personne que j’ai contactée par téléphone.

D'où vient cette poussière?

Les mêmes questions partout :

 

C’est quoi cette poussière ? D’où vient cette poussière ? Qu’est-ce que cette poussière signifie ? Ce sont les questions qu’on se pose dans les rues de Bamako sans que personne n’arrive n’arrivent à donner une réponse concrète et satisfaisante.

Mode de protection :

Même s’ils n’arrivent pas expliquer ce phénomène, les gens craignent que ça ne soit pas source de malaise respiratoire et ainsi prennent de disposition pour se protéger.

Si d’habitude les cache-nez sont propres aux motocyclistes, aujourd’hui, il est sollicité par beaucoup de personnes à Bamako pour se protéger contre cette poussière qui fait mal à la gorge. J’ai vu des hommes qui se contentent des colles de leur chemise, des femmes du bout de leur foulard pour se protéger le nez. Certains se contentent d’induire du beurre de karité dans les narines comme moyen de protection.

 

 

 

 

 

 

Un propriétaire de chameau dans les rues de Bamako.

Un Bamakois qui fait monter son enfant sur un chameau.

La rougeole était très fréquente dans notre pays, mais de nos jours, elle a presque disparu. Malgré sa rareté  entre nos murs, les populations, se rappelant toujours de cet adage, «mieux vaut prévenir que guérir», pratiquent les méthodes traditionnelles préventives contre cette maladie. Selon les traditions, chaque enfant qui monte sur un chameau ne sera jamais atteint de rougeole et la pratique de cette méthode préventive contre la rougeole est très fréquente au Mali.

Chaque année, en cette période de chaleur, nous voyons les propriétaires de chameau se promener dans nos villes et nos villages. Ils vont de rue en rue et de porte en porte. Les parents font monter leurs enfants sur ces chameaux afin qu’ils ne soient jamais atteints de rougeole tout au long de leur vie. Les propriétaires de chameaux reçoivent des parents, des céréales, des monnaies, des anciens habits ou anciennes chaussures.

 

 

Un des objectifs de l’Internet mobile est de relier les localités rurales aux villes en matière d’information et de communication pour chercher et faire connaitre les talents cachés dans les villages. Les évènements ne se passent pas seulement dans les villes, les villes ne sont pas les seuls lieux à contenir les hommes talentueux, des gens dotés de belles initiatives, les villages en possèdent également comme dans un des articles précédents sur ce réparateur de téléphone dans le même village.

C’est le cas de ce jeune écolier de la 6ème année de l’Ecole Fondamentale à Macina, une commune rurale à 160 km de Ségou. Il arrive à acheter ses outils d’écolier avec son talent en dessin. Il est beaucoup sollicité dans ce village dans tous les domaines qui concerne le dessin surtout par les boutiquiers pour faire les dessins de leurs marchandises sur les plaques ou les dessiner à la porte des boutiques.
Preuve, il vient de copier sur un morceau de carton avec un Bic, l’image d’un chasseur sur les affiches du projet Niger-Loire de l’UNESCO utilisés pour la sensibilisation des populations riveraines pour la sauvegarde du Fleuve Niger, une caravane que je faisais partie.

J’ai beaucoup échangé avec le petit parce que j’étais un peu surpris de découvrir à son âge, son talent en dessin, surtout dans un village. Il m’a fait savoir qu’il aime dessiner et souhaite devenir un grand dessinateur à la fin de ses études. Me voyant causer avec le petit, son oncle est venu et m’a fait savoir qu’il a commencé à s’intéresser au dessin depuis à bas âge et que maintenant, il arrive à collecter quelques monnaies à partir de cette activité.
J’ai demandé à son oncle de veiller sur lui, de le soutenir dans ses études et surtout de tout faire pour que rien ne puisse l’empêcher de finir avec l’école.