Réparation de route inter-villages, belle initiative locale à encourager

Il n’est pas du tout facile de se déplacer entre les villages pendant la saison des pluies. Toutes les routes, à cause de l’eau, deviennent comme des petits marigots. Il y a de la boue partout. Que ça soit à pied, en vélo, en moto, par charrette ou à dos d’animaux, les principaux moyens de déplacement des populations locales, ces routes sont impraticables à cause de la boue.

Les habitants du village de Wassajala, un village de la commune rurale de Cinzana Gare à 37 km de la ville de Ségou, se sont débarrassés de la mauvaise partie de la route qui relie leur village à d’autres villages et au village mère de la commune où se trouve le marché hebdomadaire.

Les jeunes du village de Wassadjala, lassés de pousser les vélos, les motos, ou d’aider les ânes à tirer les charrettes avec des charges dans la boue, sont massivement sortis un jour avec des haches, des coupe-coupes, des piques et des pelles pour réparer leur route. Ils ont coupé tous les arbustes qui gênaient le passage  et creusé les deux côtés de la partie boueuse de la route, environ deux kilomètres. Avec ce banco, ils ont fait une élévation bien damée pour que l’eau ne reste plus sur la route et voila, une très bonne route relie maintenant Wassadjala aux autres villages.

Ce qui est surtout important à signaler ici, c’est la réussite de cette activité dans un village. Les mauvaises routes existent partout et entre tous les villages. Ce qui est difficile, même très difficile, c’est de pouvoir convaincre les jeunes du village pour réparer une route. Est-ce parce qu’on muse sur les aides des ONGs ? Est-ce parce que c’est un travail qu’on accorde au gouvernement, aux autorités locales ? D’une part ou d’une autre, ce sont des routes qui nous servent en premier lieu et, dans ce cas, nous pouvons commencer à nous servir nous-mêmes et accorder la bienvenue à d’autres aides.

Demandé sur les impacts de cette nouvelle route de Wassadjala, Karim, un jeune commerçant du milieu déclare ceci :

“Nous sommes très heureux du travail abattu par les jeunes de Wassadjala. Ils ont réparé cette non seulement pour eux-mêmes, mais pour toute la communauté parce que nous nous servons tous de cette route pour nos problèmes sociaux et dans le cadre commercial. Par exemple moi je suis commerçant de céréale. Je passe de village en village en moto pour acheter des sacs de mil et les stocker dans un village avant de revenir les ramasser par une charrette. Pour cette activité, j’avais beaucoup de difficultés sur cette route, mais aujourd’hui, tout devient facile.

Les habitants de Makiwèrè, de Kolonkolonna, de Wolona, de N’djebougou et de beaucoup d’autres villages passent par cette route pour aller au marché hebdomadaire à  Cinzana Gare, le village mère de la commune. Ils avaient la même difficulté de passer par là, mais aujourd’hui, toutes ces populations sont contentes de cette initiative.”

Cette initiative doit être une source d’inspiration pour les autres villages pour faciliter le déplacement entre les villages.

 

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Boukary Konaté
Je suis Boukary Konaté de Bamako au Mali.

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