Le mercredi 27 octobre 2010, le Rotary International a procédé à un don de fourniture scolaire aux élèves de l’Ecole de Kati Koko des familles à faibles revenues. Kati est un cercle du Mali à 15 km de Bamako, la capitale.
Les lots étaient composés de sacs, de cahiers, de livres, de dictionnaires, de crayons et également de craies et de règles pour les écoles.
Le Président de Rotary dans son discours, a rendu plus joyeuses les populations de Kati en promettant de construire cette année 3 à 4 salles de classe à l’école de Kati Koko et d’attribuer 1000 table-bancs à la ville de Kati. Selon lui, ce geste permettra d’inscrire beaucoup d’enfants de Kati à l’école et de désengorger les effectifs pléthoriques dans les salles de classe.
Ces gestes de la part de Rotary International n’ont pas laissé indifférents les notabilités et les autorités scolaires de Kati qui ont félicité et remercié les donateurs pour tous les efforts qu’ils sont en train de consentir pour la promotion de l’enseignement à Kati.
La mendicité des enfants se présente sous plusieurs formes aujourd’hui dans la ville de Bamako. Au-delà des vrais élèves coraniques et d’autres enfants qui les imitent, au-delà des handicapés physiques, au-delà des vieilles personnes qui ont besoin d’assistance, au-delà des enfants laissés à eux-mêmes appelés enfants de la rue, depuis longtemps, on constate une autre catégorie de mendiants qui pointe à l’horizon à Bamako, que j’appelle les mendiants à la hache.
Ce sont des jeunes garçons de quatorze à quinze ans à peu près, munis de hache et qu’on rencontre aux ronds-points et aux feux de signalisation à Bamako.
Ce sont des jeunes ruraux qui ont quitté leurs parents pour l’exode rural. A leur arrivée à Bamako, ils se prennent pour des gens dont l’occupation est de morceler du bois de chauffe dans les ménages. Au lieu de s’occuper de cette activité, ils sont toujours arrêtés dans ces places à Bamako, avec l’air très pitoyables et affamés pour demander des pièces de monnaie pour pouvoir manger.
Oui, on doit de l’assistance aux enfants, mais encourager cela n’habitue pas ces enfants à l’argent facile ? Ce n’est pas de laisser pousser à la fainéantise, à la paresse à la grande dépendance, les véritables freins pour le progrès et le développement de la nation, du continent ?
On accuse peut-être les parents de ces enfants, mais certains parents ne savent pas du tout que leurs enfants adoptent ce comportement en ville. Et, c’est très nécessaire de déclarer par là que, beaucoup d’enfants fuient pour venir en ville à l’insu de leurs parents.
Alors le problème est posé ! Quel est la solution ?
Je préconise une large information autour de cette pratique qui s’accroit pour que les parents sachent ce que font leurs enfants quand ils viennent en ville. Pour cela, la presse en ville pourrait passer l’information aux radios rurales que les parents écoutent à tout moment.
Bientôt les récoltes, mais cette période de l’année, à cause de la mauvaise pluviométrie de l’année précédente ou à cause des criquets pèlerins dans certaines localités rurales, trouve que les greniers et les sacs commencent à se vider. Les chefs de famille commencent à devenir soucieux.
Pour bien prévenir cette période de crise et éviter la faim dans le village, les paysans cultivent le fonio, le maïs et le haricot. Ces plants ont une durée de floraison plus rapide que les autres. Depuis le début du mois d’août jusqu’aux mois de novembre-décembre, la période de la récolte proprement dite, les paysans alternent les nouvelles récoltes de fonio, de maïs et de haricot dans la marmite.
Nous sommes à cette période de gestion de crise alimentaire au village où les paysans récoltent le fonio, le maïs et le haricot, les étalent au soleil, les décortiquent quand ils sont séchés et les conduisent vers la marmite pour lutter contre la famine momentanée. Le haricot est plus approprié pour cette période de crise où quelque fois, ça coïncide avec la production de la beure de karité au village qui rend encore plus délicieux ce repas.
L’hivernage est fini. Les jeunes du village, après trois mois de dur labeur au champ, se regroupent autour de leur théière sous les arbres pour se reposer avant la récolte.
Pour rendre agréable ce moment de repos, les sages du village abattent un gros bœuf. Des tas de viandes se font voir sur les anciennes peaux de bœuf ou sur les sacs. Le prix des tas est fixé en fonction du prix d’achat du bœuf et payable dans deux ou trois mois, à compter de la date d’abattage de l’animal. Tous ceux qui se sentent capable de payer à la date indiquée, se font inscrire pour recevoir leur tas.
Le village de Bamoussobougou, dans la commune rurale de Cinzana-Gare, vient d’abattre hier le 10 octobre 2010, son bœuf saisonnier. Au moment où les jeunes dépouillent l’animal, les sages du village sont sous l’ombre d’un grand au milieu du village pour discuter les conditions d’inscription et le prix des tas.
Bon repos au village et bonne récolte.

Allez-y plus vite.
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